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AU GUATEMALA |
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L’HÔPITAL des TOUT-PETITS AU COEUR de la FONDATION du PÈRE ARMAND
D’où viennent les bébés qui sont à l’hôpital? Les petits sont tous de Champerico et des environs, car à leur sortie de l’hôpital nous assurons un suivi, c’est pourquoi il est rare que nous prenions des petits de l’extérieur. Ces tout-petits sont-ils orphelins? Abandonnés? Ces bébés ont tous leur maman mais pas toujours leur papa. Pourquoi ne vont-ils pas à l’hôpital du pays? Les parents n’ont pas d’argent pour les faire soigner puisqu’il faut payer les examens, les médicaments et le transport pour se rendre à l’hôpital le plus proche qui est à 75 kilomètres. Est-ce que tous les enfants sont acceptés? Oui, tous sans condition. Le problème c’est que les pères ne veulent pas toujours laisser leur enfant à l’hôpital. Au Guatemala, les hommes prennent pour acquis que les femmes doivent prendre soin des petits. Alors si un bébé est malade, le père voit cela comme une négligence de la part de la mère, ce qui explique leur désaccord à ce qu’on amène le petit à l’hôpital. Est-ce que les parents doivent défrayer des coûts? Tout est gratuit. C’est la Fondation qui pourvoit à tout. Toutefois les religieuses sensibilisent les parents qui le peuvent à donner un petit montant d’argent. Les parents tardent-ils trop avant de confier leurs petits aux religieuses? C’est en fait le problème majeur que rencontrent le médecin et les religieuses qui prodiguent des soins extraordinaires car les enfants arrivent souvent presque morts. A quelle fréquence retournent-ils à la maison? A toutes les trois semaines, les petits retournent chez eux pour une durée d’une semaine. Alors tous les employés travaillent à faire un grand nettoyage et à prendre un congé bien mérité. Lorsque les enfants sortent de l’hôpital est-ce qu’il y a un suivi? Oui, les parents doivent venir à tous les mois pour un contrôle de l’enfant : poids, hygiène, enseignement sur les soins appropriés. De plus, on leur remet un sac avec de la nourriture spéciale pour le bébé. J’ai construit l’hôpital parce que j’ai vu au cours de mes huit années passées là-bas, la douleur des mamans qui perdaient leurs petits anges par manque d’argent. Il fallait que cela arrête ! Le Seigneur a écouté ma prière. Qu’Il soit béni.
Père Armand LE PERSONNEL DE L’HÔPITAL VISITE PLUS DE 250 FAMILLES ET COMPREND MIEUX LA PAUVRETÉ VÉCUE PAR PLUSIEURS FAMILLES DE LEUR COMMUNAUTÉ
En mai 2010, le Guatemala a connu sa pire saison des pluies des 60 dernières années. L’ouragan Agatha a endommagé l’hôpital dont l’infrastructure a subi de graves dommages. Le taux d’humidité a causé la prolifération de champignons dangereux pour la santé des bébés soignés à l’hôpital.
Soeur Rosa, la directrice de l’hôpital, a dû recourir au service d’un ingénieur pour faire effectuer les réparations nécessaires aux bâtiments abritant l’hôpital, le domicile des religieuses et la grande salle de réunion. Plusieurs blocs de ciment ont dû être remplacés et enduits d’un produit spécial pour les rendre imperméables, particulièrement à la base des murs. Les réparations ont duré plus de vingt jours. Plusieurs planchers de ciment ont été refaits dont celui de la cour centrale et la toiture a été imperméabilisée. Le coût total des réparations s’élève à plus de 18 000 $. Un grand merci à nos donateurs et en particulier à Isabelle Tremblay et Danielle Larue de Ville de La Baie qui ont fait appel à la générosité des commerçants locaux et ont amassé 5 000 $ dans un temps record. Félicitations et merci à tous, l’hôpital est maintenant en bon état. Durant la période des travaux, les petits patients ont été retournés dans leur famille. Sœur Rosa a profité de l’occasion pour organiser la visite de plus de 250 familles dont un ou plusieurs enfants ont été soignés à l’hôpital. Ces visites ont donné l’opportunité à chaque employé de l’hôpital, surtout à ceux travaillant dans les bureaux de connaître la réalité vécue par plusieurs familles de leur communauté. Chacun a pu constater qu’à la saison sèche, marcher sous un soleil de plomb « vous fait littéralement avaler de la poussière ». La majorité des maisons où ces familles vivent n’ont ni électricité, ni eau, ni égout. La préoccupation première des parents est de trouver du travail pour nourrir leurs enfants. Les familles ayant la chance de posséder quelques poules ou un porc vivent à proximité avec leurs animaux, ce qui cause de nombreux problèmes de santé. Certains parents s'efforcent de suivre les règles de propreté, d'hygiène et de préparation des aliments enseignées par les religieuses. Plusieurs mères sont créatives et font preuve d’initiative pour améliorer le bien-être de leur famille. L'expérience a connu un franc succès et chaque employé a pris conscience de l’impact direct de son travail sur le bien-être des petits patients, de leur famille et de toute la communauté. |
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