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BRUNCH Bénéfice automnal DE LA FAPAG-SECTEUR SAGUENAY-LAC ST-JEAN

3 novembre 2019

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Entrevue avec le Père Armand sur la scolarisation au Guatemala

Lors de votre mission, vous avez bâti de nouvelles écoles. Parlez-nous de cette réalisation. 

Avec l’aide de mes amis du Québec, nous avons réparé, rénové et agrandi plusieurs écoles qui étaient dans un état lamentable. J’ai aussi construit des écoles dans des secteurs éloignés avec l’aide des parents et avons payé pendant plusieurs années le salaire des professeurs. Imaginez-vous, qu’il y a quelques semaines, j’ai rencontré une professeure qui vit maintenant à Montréal et que j’avais engagée pour enseigner dans une de ces nouvelles écoles. Quelle joie pour elle et pour moi de se retrouver!

Comment en êtes-vous venu à inscrire les enfants à l’école? 

C’est mon amour pour les enfants : « Un enfant qui ne va pas à l’école, qui n’étudie pas aura de la difficulté toute sa vie ». Pendant mes huit années à Champerico, les amis du Père Armand, payaient frais d’inscription et les effets scolaires études de 75 enfants. Au fil des ans, nous avons toujours encouragé et aidé financièrement les enfants dès qu’ils atteignaient l’âge scolaire, et ce, bien sûr, dans la mesure des moyens financiers de la Fondation.

Comment en êtes-vous venu à ce que l’organisme Chalice soutienne

plus de 900 étudiants annuellement? 

En 2001, la Fondation est entrée en contact avec Chalice (Aide Internationale à l’Enfant) qui recrute des parrains à travers le Canada. Au Québec, la Fondation a recruté plus de 300 parrains et marraines qui versent un montant mensuel à cet organisme pour permettre à leur filleul (le) d’étudier. Depuis, ce programme de parrainage permet à plus de 900 jeunes de Champerico et de Totonicapan de compléter leurs études primaire et secondaire.

À quel âge les étudiants terminent-ils leurs études secondaires? 

Les jeunes guatémaltèques terminent leurs études secondaires avec seulement neuf années de scolarité (six ans au primaire et trois ans au secondaire), ils sont alors à peine âgés de 15 ans. Comment la Fondation en est-elle venue à aider les étudiants désirant poursuivre leurs études postsecondaires? Plusieurs jeunes finissants voulaient apprendre un métier ou une profession pour devenir professeur, infirmier, comptable, informaticien, secrétaire, mécanicien, etc. C’est aussi à la demande des autorités civiles et diocésaines du pays. En 2007, la Fondation a mis sur pied un programme de bourses d’études financé par des donateurs. Jusqu’à présent, après trois années d’études, plus de 40 étudiants ont reçu leur diplôme de finissant avec fierté et gratitude. En 2011, avec une généreuse contribution de l’AED (Aide à l’Église en Détresse), nous avons soutenu 47 étudiants, dont 14 ont gradué cette année (fin octobre). En 2012, la contribution de l’AED sera réduite de moitié;  la Fondation devra faire appel à ses généreux donateurs pour permettre aux 33 étudiants de continuer leurs études pendant les deux prochaines années. Ces programmes sont devenus essentiels et assurent une éducation adéquate à ces jeunes, améliorent leur situation sociale et renforcent le développement de la communauté   La revue du Père Armand, hiver 2011
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