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BRUNCH Bénéfice automnal DE LA FAPAG-SECTEUR SAGUENAY-LAC ST-JEAN

3 novembre 2019

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D’où viennent les bébés qui sont soignés à l’hôpital?

D’où viennent les bébés qui sont soignés à l’hôpital?

Les petits sont tous de Champerico et des environs, car à leur sortie de l’hôpital nous assurons un suivi, c’est pourquoi il est  rare que nous prenions des petits de l’extérieur.

Ces tout-petits sont-ils orphelins? Abandonnés?

Ces bébés ont tous leur maman mais pas toujours leur papa.

Pourquoi ne vont-ils pas à l’hôpital du pays?

Les parents n’ont pas d’argent pour les faire soigner puisqu’il faut payer les examens, les médicaments et le transport pour se rendre à l’hôpital le plus proche qui est à 75 kilomètres.

Est-ce que tous les enfants sont acceptés?

Oui, tous sans condition. Le problème c’est que les pères ne veulent pas toujours laisser leur enfant à l’hôpital. Au Guatemala, les hommes prennent pour acquis que les femmes doivent prendre soin des petits. Alors si un bébé est malade, le père voit cela comme une négligence de la part de la mère, ce qui explique leur désaccord à ce qu’on amène le petit à l’hôpital.

Est-ce que les parents doivent défrayer des coûts?

Tout est gratuit. C’est la Fondation qui pourvoit à tout. Toutefois les religieuses sensibilisent les parents qui le peuvent à donner un petit montant d’argent.

Les parents tardent-ils trop avant de confier leurs petits aux religieuses?

C’est en fait le problème majeur que rencontrent le médecin et les religieuses qui prodiguent des soins extraordinaires car les enfants arrivent souvent presque morts.

A quelle fréquence retournent-ils à la maison?

A toutes les trois semaines, les petits retournent chez eux pour une durée d’une semaine. Alors tous les employés travaillent à faire un grand nettoyage et à prendre un congé bien mérité.

Lorsque les enfants sortent de l’hôpital est-ce qu’il y a un suivi?

Oui, les parents doivent venir à tous les mois pour un contrôle de l’enfant : poids, hygiène,  enseignement sur les soins appropriés. De plus, on leur remet un sac avec de la nourriture spéciale pour le bébé. J’ai construit l’hôpital parce que j’ai vu au cours de mes huit années passées là-bas, la douleur des mamans qui perdaient leurs petits anges par manque d’argent. Il fallait que cela arrête ! Le Seigneur a écouté ma prière. Qu’Il soit béni. Père Armand La revue du Père Armand , printemps 2011
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