Éditoriaux 2007


Décembre 2007
Éditorial


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Noël 2007 et l'année 2008 arrivent à grands pas... Le temps fuit. Pourquoi ne pas nous attarder, durant cette période de l'Avent, à réfléchir à ce que nous faisons de notre temps? Car ce qui restera de tangible et porteur de vie, ce sera bien notre implication à aider les autres, à parfois s'oublier pour penser à ceux qui sont dans le besoin. La nouvelle année qui débute, nous invite à relever des défis. C’est ce qui se passe d'heureux à la Fondation, des personnes interpellées par notre oeuvre ont décidé de s'impliquer car elles y croient et veulent y participer. Elles ont accepté avec plaisir de faire partie du Conseil d'Administration de la Fondation et ainsi permettre que les projets en cours continuent et que d'autres soient planifiés et mis en marche.
La persécution et la liberté religieuse resteront au coeur de notre engagement. Nous continuerons de vous informer tout en désirant trouver des façons d'aller plus loin dans notre implication, et ce, en union avec ma communauté « Les Trinitaires ».
Le Guatemala demeure ma priorité personnelle, particulièrement Champerico où nous avons construit un petit hôpital pour soigner des bébés malades. En ce temps de réjouissances, je suis préoccupé par le fait de trouver des fonds nécessaires pour défrayer le coût des médicaments, les salaires du personnel qui travaille si fort.
Je parlerai plus loin dans la revue de l'appel que j'ai reçu et auquel j'aimerais vous sensibiliser.
Notre program-me de bourses d’études demeure aussi un défi à relever puisque nous avons 48 jeunes qui poursuivent leurs études postsecondaires. Il nous faut en moyenne 800 $ par année pour que chaque étudiant puisse réaliser son rêve de vie. Malgré la collaboration que nous demandons à leurs parents, nous sommes à la recherche de fonds.
Enfin, au Viêt Nam, nous continuons à financer les études des enfants des sampaniers qui vivent sur des bateaux à l'année afin qu'eux aussi puissent s'instruire. Pour vous et les vôtres, je souhaite que ce Noël 2007 soit nourri par l'amour et la paix.
Je vous bénis, je prie pour vous.
Heureuse et sainte année 2008.


Père Armand Gagné,
Trinitaire


Septembre 2007
Éditorial


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s, Vous me connaissez, vous savez que j’aime les enfants et que je les trouve tous beaux.
Malheureusement, il y en a encore trop qui ne vont pas à l’école, qui ont faim ou qui souffrent de maladies telles que la malaria. D’autres enfants sont victimes des conflits que vivent les adultes ou sont obligés de se prostituer pour vivre. On ne peut pas, non plus passer sous silence ceux qui doivent travailler, et ce, dans des conditions inacceptables.
Que faisons-nous pour eux? N’est ce pas justement à nous, en tant qu’adultes que revient la responsabilité de prendre soin et de protéger les plus petits? C’est certain que le problème est grave malgré qu’il se fasse de belles réalisations pour les aider. Il faut mettre ensemble nos ressources pour enrayer l’exploitation ou les mauvais traitements infligés aux enfants. Plus que jamais les enfants de la rue, les orphelins de la guerre ou de la haine des hommes ont besoin de soins de santé et de recevoir de l’instruction. Ce sont ces mêmes enfants qui seront les adultes de demain appelés à construire un monde meilleur : monde de justice et de paix. Mais pour construire ce monde, il faut pouvoir prendre position, avoir une « voix » pour se faire entendre et c’est par l’éducation que nos jeunes pourront accéder à cette liberté.
C’est pourquoi depuis plus de 25 ans nous travaillons pour les enfants du Guatemala et depuis 1989 pour ceux du Vietnam qui L’éditorial du Père Armand vivent à l’année dans leurs petites embarcations, dans une pauvreté extrême. On les appelle les « sans Paniers ». Nos parrainages permettent à plusieurs de ces enfants d’être nourri tout en allant à l’école.
Cette année nous voulons surtout aider des jeunes filles et garçons du Guatemala à continuer leurs études post secondaires pour qu’ils puissent devenir des citoyens à part entière. Ils débordent de talents et d’ambitions mais manquent souvent de ressources. Nous comptons sur vous.
Nous tenons également à vous informer du manque de liberté religieuse dans le monde. Nous avons des frères et des soeurs qui sont en prison, qui souffrent parce qu’ils croient en Jésus. Nous voulons vous les faire connaître pour que vous les portiez dans vos prières.
Et vous les jeunes, profitez de l’avantage que vous avez d’aller à l’école et étudiez avec enthousiasme.
Nous avons besoin de vous. Je vous aime et vous bénis.


Père Armand Gagné,
Trinitaire


Juin 2007

Éditorial


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Avec la fin de l'année scolaire et le début des grandes vacances, je pense à nos enfants du Guatemala. Si on jette un coup d'oeil sur notre passé ici au Québec, nous allons tout de suite nous rendre compte que l'école tenait une place importante dans nos vies. Souvenez-vous que dans tous les villages, les villes, il y avait des religieux, religieuses de différentes congrégations, des maîtresses dans chaque école de rang, qui enseignaient aux enfants avec beaucoup de dévouement. Des professeurs enseignaient parfois à quatre ou cinq degrés. Même après toutes ces années, et les problèmes dans l'éducation, les parents sont persuadés de l'importance pour leurs enfants de poursuivre leurs études.
Pour stimuler les moins intéressés à retourner sur les bancs de l'école, les commissions scolaires ont décidé d'organiser de l'aide; cours du soir, etc. Aujourd'hui avec le secondaire, les jeunes ne peuvent pas aller loin, et sont convaincus de l'importance de poursuivre leurs études.
Dès le début de mes huit années où j'ai travaillé comme missionnaire au Guatemala, j'ai constaté que beaucoup d'enfants n'allaient pas à l'école et traînaient dans les rues de Champerico. "Pourquoi n'allez-vous pas à l'école, leur ai-je demandé?". "Nos parents n'ont pas d'argent pour les livres et les uniformes, me répondirent-ils". "Voulez-vous aller à l'école, je vais payer pour vous tous, leur dis-je! "Oui! Oui! nous voulons y aller me répondirent-ils tous ensemble avec de beaux sourires. Je vous dis qu'aucun d'eux était vêtu assez convenablement pour aller à l'école. Il a fallu les aider dans tout. Grâce à la Fondation, j'ai pu envoyer à l'école 80 enfants. Maintenant, avec l'aide de mes ami(es)s de la Fondation, avec la collaboration des religieuses, de l'Aide Chrétienne Internationale à l'Enfant, nous parrainons 897 enfants et jeunes. N'est-ce pas merveilleux? Je suis certain que ce sont des jeunes qui vont réussir dans la vie.
Je désire vous raconter une petite anecdote: lors de ma dernière visite au Guatemala, j'ai rencontré à la Capitale une jeune religieuse capucine qui venait de Champerico. "Padre Armando, me dit-elle, "c'est grâce à vous si j'ai pu étudier et être ce que je suis aujourd'hui". "Eh oui, continue-t-elle, je ne pouvais pas aller à l'école, parce que c'était trop loin, Vous avez construit une petite école non loin de chez nous et payé la professeure; ainsi, j'ai pu fréquenter l'école, Merci!". Mon coeur était rempli de joie...j'ai dit merci au Seigneur. Vous voyez, elle est religieuse, des dizaines d'autres ont appris à lire, écrire et compter. Ce sont certainement des malheureux, des pauvres de moins, car sans les études, il n'y a pas de travail, pas d'avenir.
Nous avons besoin de vous, c'est une manière de dire merci pour tout ce que nous avons reçu.
Bonnes vacances à tous nos jeunes, reposez-vous bien. Faites fructifier les talents que vous avez reçus du Seigneur. Je vous bénis,


Père Armand Gagné,
Trinitaire



Mars 2007

Éditorial



Le Carême est un temps de partage


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Vous connaissez sans doute l'ex juge Andrée Ruffo, l'amie des enfants mal-aimés. Dès les premières phrases de l'introduction de son livre "Ces grands discours qui ont menti aux enfants" (TheoDone Éditeur) elle dénonce ces promesses faites sans gêne et de façon éhontée, par les plus grandes personnalités de la planète.
Promesses faites à des enfants affamés, sans pays, vivant sous la terreur, exploités, vulnérables et sans voix qui, pour tant d'entre eux, n'osent même plus espérer.
Promesses faites à des parents qui, impuissants, regardent mourir leurs enfants de faim, de froid et de maladies.
Promesses faites à des pays qui n'arrivent pas à nourrir et à pro¬téger leur population.
Cette lecture m'a transporté, donné du courage pour poursuivre notre travail et notre mission au Guatemala et au Vietnam, afin de répondre aux inquiétudes de Mme Ruffo et de remplir ces promesses si malencontreusement faites à ces enfants et ces familles démunis.
J'arrive du Guatemala avec un groupe de 12 bénévoles et comme à tous les voyages, nous avons visité notre hôpital pour enfants à Champerico, où nous avons soignés et guéris grâce à votre générosité, des centaines d'enfants dont la majorité seraient morts. Le dévouement du petit groupe de religieu¬ses à faire un suivi régulier avec les parents et s'assurer qu'ils ont suffisamment de médicaments, de vitamines, de nourriture aura pour effet de les garder en bonne santé pour les années à venir. Depuis 20 ans, c'est une promesse tenue. De plus, nous facilitons à plus de 900 enfants et adolescents l'accès à l'école primaire, secondaire et postsecondaire avec possibilité de continuer à l'université. C'est une autre promesse que nous remplissons, aider ces jeunes à sortir de leur pauvreté. Un enfant à l'école est un pauvre de moins, un délinquant de moins.
Au Vietnam, nous avons notre beau projet d'alphabétisation de 150 enfants de familles "sanspaniers" qui naissent, vivent et meurent dans leur embarcation de pêche. En leur permettant de fréquenter l'école ils auront une vie plus facile et moins précaire. Nous leur fournissons gratuitement: les frais de scolarité, le repas du midi, souvent le seul de la journée, les fournitures scolaires, etc. Une autre promesse que nous tenons depuis plus de 15 ans. Un autre sujet qui me préoccupe beaucoup est la "liberté religieuse". A cause de notre grande liberté, il nous est difficile d'imaginer que des gens dans certaines parties du monde ne peuvent librement exprimer leur foi. Nous vous encourageons à lire en page 5, notre article sur la persécution en 2007. La Carême est un temps de partage. Profitons-en pour aider un enfant à être soigné à notre l'hôpital ou à fréquenter l'école. Ce sera un enfant de moins dans la rue.
Joyeuses Pâques à vous toutes et tous. Que le Christ Ressuscité illumine votre chemin.


Père Armand Gagné,
Trinitaire



Nouvelles 2007
Décembre 2007
Des médicaments pour soigner 1000 personnes

En novembre, nous avons apporté avec nous deux boîtes de médicaments, de vaccins et de fournitures médicales qui ont été utilisés à l’hôpital pour enfant de Champerico. Ces médicaments pourront soigner jusqu’à 1000 enfants et adultes.
C’est grâce à une nouvelle collaboration avec l’organisme PCSI (Partenaire Canadien pour la Santé Internationale) qui a pour but de fournir de l’aide médicale aux pays en développement que ce beau projet se réalise.





















Situation des chrétiens persécutés dans le monde. En collaboration avec Les Trinitaires

LES MARTYRS D’AUJOURD’HUI
Le témoignage des martyrs d’aujourd’hui est le témoignage le plus crédible, estime le Père Lombardi, directeur de Radio Vatican et directeur de la salle de presse du Saint-Siège.
Peu parlent d’eux, mais ils sont les témoignages les plus crédibles du fait qu’il continue à y avoir, dans l’Église, de si nombreux témoins de l’amour du Christ prêts à donner leur vie.
Ce sont des personnes qui n’ont pas cherché le martyre, mais qui sont souvent victimes d’agressions, de vols, de violences brutales dans des régions pauvres et oubliées du monde. Où qu'ils se trouvent ils résistent avec courage pour annoncer la foi, conscients du danger qu’ils partagent avec le peuple qui leur est confié et qu’ils aiment.
Ce sont des « soldats inconnus » de l’annonce de l’amour gratuit de Dieu dans un monde violent.
La liste publiée cette année compte 24 noms : prêtres, religieuses, laïcs. Mais c’est la pointe de l’iceberg, parce que les faits qui surviennent dans des lieux dangereux et violents restent plus facilement dans l’anonymat.
C’est pourquoi le Père Lombardi rappelle l’importance de la Journée de prière et de jeûne pour les Missionnaires martyrs, célébrée chaque année le 24 mars, à la date anniversaire de l’assassinat de Mgr Oscar A. Romero, archevêque de San Salvador, alors qu’il célébrait la messe. La prière et l’union spirituelle rejoignent tous ceux qui se confient à l’amour de Dieu. Le sacrifice de ces témoins uni à celui du Christ est vraiment un signe d’ESPÉRANCE pour tout le monde.
Plus on construit un monde sans Dieu, plus les témoins de l’évangile sont importants.
Nous, les trinitaires, dont la mission fondamentale est de dénoncer la persécution religieuse dans le monde, avons consacré la journée du vendredi pour prier et faire des pénitences afin de rester en union avec nos frères et soeurs qui souffrent au nom de Jésus et de la paix dans le monde. Jésus est PAIX !





Les chrétiens fuient le pays

Les évêques suisses se sentent concernés par la situation précaire des chrétiens en Irak, mentionne Mgr Kurt Koch, président de la conférence des évêques suisses qui assure l’indéfectible solidarité des catholiques suisses. Toute la population souffre de la situation difficile dans le pays, mais la minorité chrétienne est particulièrement menacée. Étant donné les enlèvements, attentats et les meurtres sauvages, un grand nombre de chrétiens se sont enfuis dans d’autres régions d’Irak ou à l’étranger.
Mgr Kurt Kosh déclare : « Jour après jour, nous apprenons que le peuple irakien, tout particulièrement les chrétiens, est victime d’actes terroristes et criminels. La violence des armes et ses séquelles funestes causent des drames et des souffrances indicibles. » Toute la population souffre de cette situation extrêmement périlleuse, les chrétiens sont spécialement visés par des enlèvements, des attentats et des assassinats barbares. La voix des médias nous laisse craindre que dans un temps relativement bref, la moitié des chrétiens vivant en Irak auront quitté le pays et auront fui dans les pays limitrophes. En Suisse, l’ensemble des chrétiens, notamment les catholiques, sont vivement préoccupés par ces événements tragiques et la situation désespérée de leurs frères et soeurs en Irak.
Mgr Koch termine par cette prière : « Nous prions Dieu le Tout-puissant et notre Mère Marie dans les cieux de vous protéger ainsi que les fidèles qui vous sont confiés. Que Dieu puisse vous donner à tous la force de l’amour du Christ pour continuer à opposer résistance au fléau du mal. Qu’il puisse susciter chez les responsables politiques et religieux des gestes courageux en faveur de la paix. »
Je vous demande aussi de prier pour les persécuteurs. Vous ne pouvez savoir toute la souffrance que vivent nos frères et soeurs qui veulent être fidèles à Jésus.
Père Armand Gagné





Un évêque catholique meurt dans la solitude

L’évêque chinois Jean Han Dingxiang meurt à l’âge de 68 ans après un emprisonnement de plus de 8 ans. Il a passé 20 ans de sa vie en prison. Mgr Han Dingxiang a vécu 35 années sous surveillance policière. Il a été ordonné prêtre en 1986 et a reçu l’ordination épiscopale en 1989. Depuis, il a subi onze détentions dont la dernière remonte en 1999, alors qu’il prêchait une retraite.
Maintenu dans un régime d’isolement depuis deux ans, on avait perdu toute trace de lui.
Il est décédé en présence de quelques proches avertis par les autorités chinoises quelques heures avant son décès. Son corps a subi la crémation et il a été enterré dans un cimetière public sans aucun rite religieux et sans que les prêtres et les fidèles n’aient pu lui rendre hommage. Le lieu de sa sépulture est sous étroite surveillance.
Mgr Han faisait partie de « l’Église clandestine », mais il est préférable d’éviter de parler de deux Églises distinctes sur le continent chinois; il existe une Église catholique, mais avec des tendances différentes. Pour les catholiques de « l’Église clandestine », il est primordial de préserver autour d’eux un espace religieux qui permette à leur communauté chrétienne de vivre leur foi et de la transmettre aux jeunes. Pour eux, sortir de la clandestinité serait de la naïveté. Ce serait se jeter dans les bras de l’Association Patriotique et perdre leur liberté religieuse pour laquelle ils ont tant lutté. Ce n’est pas le moment et il faut attendre que le gouvernement desserre son contrôle sur les religions.
Mgr Han Dingxian est mort, mais personne ne pourra jamais empêcher les fidèles du monde entier de rendre hommage à des témoins, qui, comme lui, ont souffert pour le Christ, dans leur vie et dans leur mort. Et gardons, comme héritage, que juste avant d’entrer dans le coma, Mgr Han avait demandé à sa congrégation de continuer de dire le chapelet.





Travailleurs arrêtés et déportés

Bien que la politique officielle générale continue d’imposer d’importantes restrictions à la liberté religieuse, un certain avancement a été noté et certaines modifications pourraient apporter d’importantes améliorations.
Les faits
Les non-musulmans et les musulmans qui ne se conforment pas à l’interprétation officielle de l'Islam continuent de faire face à des mesures gravement discriminatoires dans les domaines politique, économique, juridique, social et religieux. Les allégations de harcèlement, de mauvais traitements et même de meurtres commis par la mutawwa`in (police religieuse) continuent aussi.
Les matériaux pédagogiques contiennent toujours des déclarations manifestes d’intolérance envers les chiites, les ismaélites, les juifs, les chrétiens et autres confessions. Des déclarations similaires sont faites par des fonctionnaires d’État, des enseignants et des imams à la solde des autorités.
De très nombreux travailleurs étrangers et leurs familles ont été arrêtés pour avoir pratiqué leur religion et ont été déportés. Ce genre d’incidents a amené les nombreux non-musulmans à pratiquer dans la crainte d’être découverts par la police civile ou religieuse. Il faut savoir qu’il y a plus d’un million d’étrangers qui travaillent en Arabie Saoudite. Ce sont pour la plupart des catholiques et il n’y a aucune église de leur confessionnalité qui existe.
Les actions
Le gouvernement a réitéré sa volonté de mettre un terme à la diffusion de textes intolérants, à lutter contre l’extrémisme et à accroître la tolérance tant au sein de l’Islam qu’envers les groupes non musulmans. Le gouvernement a donc confirmé qu’il procéderait à une révision du matériel pédagogique, qu’il surveillerait les sermons prononcés par les imams en rééduquant ou en renvoyant ceux qui entretiendraient des propos prônant l’extrémisme religieux. Le gouvernement a même entrepris d’éliminer les candidats aux postes d’enseignants qui auraient les mêmes opinions.
De plus, le gouvernement a affecté un plus grand nombre de juges chiites à certains tribunaux de la Province orientale et a nommé un chiite en tant que membre du bureau de la Commission des droits de l’homme. Enfin, il a autorisé une couverture médiatique dénonçant cette institution Le gouvernement a pris diverses mesures visant à réprimer les violations de la liberté de religion commises par la mutawwa`in.

La Voix Jésus-Nazaréen, Décembre 2007



Septembre 2007
Mes souvenirs de voyage au Guatemala 2007. Suite...

En passant par Totonicapan, Une petite ville située dans les Hautes-Terres à 2,300 mètres d’altitude où la température peut descendre jusqu’à zéro durant certaines nuits. A cause de l’altitude plusieurs personnes de notre groupe ont le souffle court. Presque toute la population de cette petite ville est d’origine maya, se sont des gens fiers.
Nous allons visiter le Collège Pedro de Betancour, où grâce au parrainage, la fondation aide 450 étudiants sur les 1200 qui fréquentent le collège. L’atmosphère est à la fête, les enfants sont souriants et amicaux. Ils sont tous très beaux à voir dans leurs uniformes, tous bien propres. Il fait tellement froid aujourd’ h u i que nous (qui venons d’un pays nordique) tolérons nos vestes de polar. Si je pouvais, je donnerais à chacun de ces enfants ; des gants, des collants et des foulards.
Ce fut une des expériences les plus gratifiantes de tout le voyage. Nous avons pris un « bain d’enfants » car ils veulent tous nous toucher, nous prendre par la main, ils nous sourient et sont ravis de notre visite. Je sens qu’ils se contentent de petits riens et ne sont pas exigeants.
Un spectacle a été préparé à l’occasion de notre visite. Des jeunes garçons vêtus de jean, la tête coiffée d’un chapeau de paille dansent et font du « lipsing » en se servant d’un micro, ou d’un crayon… ça fait pareil. Tandis que de ravissantes fillettes en costumes haut en couleurs ont exécuté une très belle danse traditionnelle.
Leurs sourires, leurs rires, leurs cris, leurs jeux et leurs yeux toujours curieux et avides de savoir habitent maintenant mon coeur pour toujours On nous explique que pour identifier les enfants ayant besoin d’aide financière; un groupe de quatre professeurs laïcs bénévoles aident les religieuses Capucines en allant directement dans les familles rencontrer les parents, discuter avec eux et s’ils ont besoin d’aide, la contribution donné par un parrain ou une marraine paiera l’uniforme, les frais et effets scolaires. Les familles étant pour la plupart nombreuse leurs besoins essentiels sont très grands , l’aide reçu permettra à toute la famille de mieux vivre.
Odette D.





Chine

En juin dernier, Mgr Julius Jia Zhiguo, Évêque de Zhengding en Chine a été enlevé et tenu en isolement durant 17 jours. Cette fois-ci il n’a subi ni interrogatoire ni pression.
Mgr Jia est agé de 73 ans, c’est la neuvième fois qu’il était arrêté. Il a passé près de 20 ans en prison. Il est responsable du diocèse le plus actif de cette province de Chine qui compte environ un million de catholiques.
Depuis sa remise en liberté, Mgr Jia est étroitement surveillé, ses mouvements se limitent à ses seules activités pastorales. L’évêque ne peut recevoir aucune visite et ne peut rencontrer ses fidèles , ni même donner les derniers sacrements. L’évêque chinois accueille chez lui une centaine d’orphelins handicapés.
A l’occasion du décès de Jean-Paul II les autorités craignaient des manifestations ou des gestes de révolte; elles se sont mise à contrôler les évêques et les églises. Au total, la Chine compte 12 millions de fidèles catholiques.





Histoire de la fondation

Ses débuts; Le Père Armand a été vicaire de la paroisse St-Jean-de-Matha à Ville Émard, Montréal de 1963 à 1969 et curé jusqu’en 1975. Pour faire connaître les activités paroissiales, il écrit pour le journal de quartier.
La communauté des Trinitaires ouvre une mission au Guatemala. Depuis toujours le Père Armand veut devenir missionnaire, son rêve se concrétise en 1975 en partant pour Champérico. Pour souligner son départ, le propriétaire de «La Voix Populaire» organise un souper avec les amis très proches du P. Armand et on lui remet une bourse de 1,200$ pour l’aider dans sa mission.
Il donnera régulièrement de ses nouvelles qui paraîtront dans « La Voix Populaire». Les amis du Père Armand seront les instigateurs des premiers «souper spaghetti» pour ramasser des fonds pour le Guatemala. Le Père Armand y accomplira sa mission durant huit ans.
En 1983 sa communauté lui demande d’aller servir à Rome comme conseiller du Père Général. Il est alors mandaté pour s’occuper de l’apostolat trinitaire dans le monde, apostolat dont la mission première était de libérer les chrétiens persécutés à cause de leur foi.
La revue « La voix de Jésus Nazaréen» voit donc le jour pour informer les amis, les paroissiens et les communautés religieuses sur la situation des chrétiens persécutés dans le monde.
Le groupe des amis prend de l’ampleur et désire continuer d’aider les gens de Champérico. D’un commun accord, ils décident d’officialiser leur regroupement. C’est ainsi qu’en mars 86 est née la : «Fondation les Amis du Père Armand Gagné » qui soutient encore aujourd’hui grâce à des dizaines de bénévoles tous les projets initiés par le Père Armand au Guatemala.

La Voix Jésus-Nazaréen, Automne 2007



Juin 2007
Mes souvenirs de voyage au Guatemala 2007

...Aujourd'hui nous serons accueillis par tout le village de El Triunfo situé à 30 kilomètres de Champerico. Le village se compose de trois communautés Mayas parlant trois dialectes différents. Ces gens ont été massacrés par les guérilleros durant la guerre civile puis dépossédés de leurs terres et déportés sur d'autres terres incultes.
Voulant les aider, un organisme suisse leur a construit des maisons de bois; malheureusement, celles-ci sont rongées par les termites. Petit à petit ils doivent en rebâtir de nouvelles en blocs de ciment. Cela me fait réaliser que pour apporter une aide efficace nous devons consulter les responsables locaux.
Il fait très chaud ici, on me raconte que les gens de descendance Maya vivaient dans les montagnes, la chaleur des basses terres les affecte beaucoup.
Tout le village est là pour nous accueillir. Le Père Armand célèbre la messe dans la salle communautaire à aires ouvertes, le toit est en feuilles de palmier, le plancher est de terre glaise craquelée par la sécheresse. Je crois que nous sommes perçus un peu comme des extra-terrestres dans ce petit village éloigné, les enfants touchent les cheveux blonds de Patricia, quelle drôle de couleur...... Les gens sont fiers, les femmes sont magnifiques dans leurs costumes chatoyants qu'elles réservent pour l'église ou les fêtes. Les mères allaitent leur bébé discrètement et leurs nombreux enfants restent sages même durant la messe. Il y a un petit orchestre qui accompagne les chants, l'amplificateur est rafraîchi par un ventilateur.
Durant la messe, les gens regardaient beaucoup par terre la tête baissée, je les croyais peu intéressés mais en se serrant la main pour s'offrir mutuellement la paix du Seigneur, j'ai réalisé que la cérémonie était importante pour eux. On m'a rappelé que la majorité des gens ne comprennent pas l'espagnol.
Après la messe nous nous déplaçons dans un autre bâtiment pour que le directeur de l'école Ricardo nous présente avec fierté tous les enfants qui fréquentent l'école, de la maternelle au secondaire. Plus tard nous visiterons l'école et nous constatons que leur équipement est rudimentaire mais ces gens ont compris que l'instruction était la seule manière de s'en sortir.
Tous les enfants du monde aiment se regarder en photo, ils s'approchaient à tour de rôle pour se voir dans la caméra, en profitaient pour nous toucher et quelques fois nous enlacer ce qui me comblait de joie.
La Fondation aide le directeur de la petite école à retourner à l'université pour être diplômé comme directeur du secondaire. Il a enseigné durant la guerre civile en ayant pour tout papier que des morceaux d'écorce. À suivre...
Odette D.





49e Congrès eucharistique international Québec Canada 2008

La portée politique et sociale des congrès du 20e siècle
Il ne faut pas se surprendre que les Congrès eucharistiques internationaux n'aient jamais été uniquement des manifestations religieuses. Le communiqué de presse de l'Église catholique de Québec, qui annonce la tenue du 49e Congrès international du 15 au 22 juin 2008, le dit bien: Au programme du Congrès, on trouvera différentes activités à caractère culturel et social ouvertes à tous, de même que des rassemblements de jeunes et de familles, des processions et de grandes célébrations.
Le premier Congrès eucharistique tenu en Angleterre, en 1908, avait provoqué des remous, puisque c'était la première fois qu'un légat papal (Mgr Vincenzo Vannutelli) mettait le pied sur le sol anglais depuis la création de l'Église anglicane. Les organisateurs s'étaient vu interdire une procession avec le saint Sacrement par peur de provoquer des émeutes. Le Légat avait été contraint de donner la bénédiction avec l'ostensoir depuis un balcon de la cathédrale de Westminster.
On ne peut donc pas minimiser l'importance de telles manifestations religieuses sur la vie politique et sociale des villes et des pays dans lesquels elles ont lieu. Mentionnons le 21e Congrès eucharistique international tenu à Montréal en septembre 1910. Il était le premier Congrès eucharistique international en dehors de la vieille Europe. Selon les journaux de l'époque, le Congrès fut un grand succès.
Au terme des manifestations, Henri Bourassa (1868-1952), le fondateur du journal Le Devoir, fit un éloquent discours à l'église Notre-Dame où il affichait à la fois ses convictions nationalistes et sa foi chrétienne.
En tenant dans la vieille capitale un Congrès eucharistique international, l'Église souhaite (comme le disait le Pape Benoît XVI aux participants à l'Assemblée plénière du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux le 9 novembre dernier) que ces rendez-vous soient toujours source de renouveau spirituel et des occasions de mieux connaître l'Eucharistie, le trésor le plus précieux laissé par le Christ.
Dans le prochain numéro, nous aborderons le thème retenu pour le 39e Congrès eucharistique international à Québec: L'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde.

Le Précurseur/Hiver 2007



Mars 2007

Sous le thème l'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde, l'Église canadienne célébrera le 49e Congrès eucharistique international à Québec.

Une manifestation de foi qui se prépare!
Lorsque nous entendons parler d'un Congrès eucharistique, il nous vient immédiatement à l'esprit des images d'un grand rassemblement, avec une mise en scène imposante, des processions et des gens qui sont en prière devant un immense reposoir, Il est évident que ces images ne traduisent quand même pas la longue histoire des Congrès; pour cela, il faut regarder un peu plus loin. Je voudrais donc, en quatre temps, présenter un bref survol des Congrès eucharistiques, afin que nous puissions nous préparer pour la grande manifestation de foi à Québec en juin 2008.
Un peu d'histoire
Le premier Congrès eucharistique international fut organisé à Lille en France en juin 1881. Il eut pour thème: « L'Eucharistie sauve le monde». L'idée de cette initiative est attribuée à une laïque française, Émilie Tamisier (1834-1910) et à son directeur spirituel, le bienheureux Père Antoine Chevrier (1826-1879), Ils entraient dans le sillage du mouvement eucharistique fondé par saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868), le fondateur des Pères et des Servantes du Très-Saint-Sacrement. Ce dernier eut une influence déterminante sur un autre apôtre de Jésus-Hostie, le Père Eugène Prévost (1860-1946), originaire de St-Jérôme, Québec, et fondateur de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie.
Les Congrès eucharistiques suivants eurent lieu en France, en Belgique et en Suisse. Ils furent des événements plutôt locaux. Ils avaient souvent pour objectif de manifester la vitalité et la pertinence du catholicisme face aux atta¬ques dont il était l'objet. En effet, ils se tinrent, pour la plupart, au moment même où les instances civiques françaises étaient plutôt hostiles à l'Église et aux manifestations publiques du culte. Remémorons-nous les persécutions que subirent les communautés religieuses en France à la fin du 19e siècle et au début du 20e.
Ces grandes manifestations de la foi populaire eurent sûrement une influence sur la pensée de l'Eglise. Dès 1905, le saint Pape Pie X, avec son décret Sacra Trident-ha Synodus (20 décembre 1905), encouragea la commu¬nion fréquente des adultes et plus tard (1910), celle des enfants. Le Pape lui-même présida le Congrès eucharistique de 1905. II eut lieu pour la première fois dans la ville de Rome. Un premier Congrès, hors Europe, eut lieu à Montréal en 1910. Avec l'élection du Pape Pie XI, les Congrès prirent une envergure plus internationale. En 1922, le Pape présida lui-même un nouveau Congrès dans la Ville éternelle. Par la suite, les Congrès ont une tournure nettement plus mis¬sionnaire, car ils se rendent à Chicago (1926), Sydney (1928), Carthage (1930) et Manille (1937) où on développa le thème l'Apostolat eucharistique dans la mission.
Dans le prochain numéro de cette revue, il sera question de la portée politique et sociale des Congrès du 20e siècle.

Le Précurseur/Hiver 2007




250 millions de chrétiens dans le monde feront face à la persécution

Ces chiffres ont été publiés par l'agence de surveillance Release International (RI), qui souligne que la persécution augmentera dans le monde musulman. RI indique qu'il existe fondamentalement quatre zones dans le monde où les chrétiens sont persécutés: - la zone de l'Islam - la zone communiste - la zone Hindoue - la zone Bouddhiste.
Ces derniers mois, on a pu observer une augmentation de la persécution dans la zone de l'Islam. Même dans des pays musulmans de tendance modérée, les gouvernements ne sont pas efficaces pour défendre les droits des minorités chrétiennes. Dans ces nations les chrétiens souffrent de nombreux abus dont le kidnapping, la conversion forcée à l'Islam, la prison, la destruction des églises, la torture et la mort.
Un des pays qui connaît le plus d'atteinte à la liberté religieuse est l'Arabie Saoudite, siège de la Mecque et de Medine, lieux considérés comme saints par les musulmans. En Arabie Saoudite, tout autre type de religion est interdite. Un musulman qui se convertit au christianisme est condamné à mort pour apostasie et toute personne qui guide un musulman au Christ peut aller en prison, être expulsé du pays voire également exécuté.
Autour de l'Arabie Saoudite, les nations ont adopté la conspiration du silence, a dénoncé le président de Release International, Andy Dipper. Cette situation est vraisemblablement liée au fait que les pays condam¬nent à mort des chrétiens, interdisent la distribution de littérature chrétienne, tout en dépensant des millions de dollars chaque année afin de propager l'Islam dans le monde.
Pour leur part, les gouvernements communistes poursuivent leur idéologie opposée au chris¬tianisme et systématiquement mettent en place des programmes pour localiser et détruire les églises. Dans quelques pays de la "vieille garde" de l'ex-URSS et en Chine, la persécution continue et ce malgré l'ouverture économique. Le christianisme reste confiné dans les catacombes du XXle siècle. Au mo¬ment où la Chine se prépare aux Jeux Olympiques, les nations Occidentales devraient se rappeler que ce Gouvernement détient le record mondial dans l'emprisonnement des chrétiens, précise Dipper. "Les croyants et les responsables chrétiens qui cherchent à vivre leur foi librement sont confrontés à la prison, à la torture et même à la mort".
RI parle également de la persécution dans le monde Hindou, surtout en Inde et au Népal. Le Bharatiya Janata est l'un des partis politiques les plus influents en Inde. Il s'est associé à des groupes nationalistes Hindou. Les extrémistes trouvent une protection auprès de ce parti qui tolère les attaques contre les chrétiens et les musulmans.
D'un autre côté au Bhutan, à Burma et au Sri-Lanka, les Bouddhistes militants accusent le christianisme d'attenter à l'identité et à l'unité nationale. Ils ont adopté la violence et le harcèlement contre toute personne qui professe sa foi en Jésus-Christ.
En 1966 le gouvernement de Burma a expulsé les missionnaires et mis fin à quasiment toutes les missions chrétiennes. De nos jours, le régime militaire qui gouverne cette nation maintient le contrôle des activités religieuses. De nombreux cas de conversions forcées au Bouddhisme et de violence subie par les chrétiens ont été rapportées.
La Voix Jésus-Nazaréen, Printemps 2007




Notre voyage au Guatemala (février 2007)

Nous partons de bon matin pour aller visiter le Centre de nutrition (hôpital) à Champerico où l'on accueille des bébés ayant de graves problèmes de nutrition, je crois que c'est le projet que le Père Armand a le plus à coeur. En 45 minutes à peine de trajet la température monte d'au moins 10 degrés et l'humidité grimpe en flèche, il fait très chaud et ce n'est que le début de la saison sèche, il fera beaucoup plus chaud en avril...
Champerico est un petit port de mer au bord du Pacifique, habité par une population métissée de source indigène et espagnole, ils sont abandonnés de tous. La chaleur rend les gens nonchalants, les femmes et les enfants sont souvent abandonnés par les hommes. Nous avons apporté avec nous treize grands sacs contenant des couches, des linges à vaisselle, des débarbouillettes, des vêtements pour enfants, des sandales, tout sera utilisé. Après un accueil chaleureux par les religieuses et le personnel, nous rencontrons les bébés et petits enfants qui reçoivent ici de très bons soins. Ils sont seize et sont tous endimanchés. Ils sont beaux à voir, en général ils ne se laissent pas approcher facilement il faut les prendre par derrière sans qu'ils ne nous voient, après tout ils ont tous souffert d'au moins une séparation.
Un petit garçon de quelques mois est couché sur le ventre dans une bassinette il est trisomique, il a les fesses très irritées et sera retourné dans sa famille lorsqu'il ira un peu mieux, on lui donne des soins de confort, il ne parlera, ne riera, ni ne marchera jamais, sa maladie est trop sérieuse. Une petite fille d'environ deux ans ne réagit à aucune parole ou caresse, elle a le regard fixe, elle reste sur place même lorsque le soleil du midi la rattrape, elle nous suit quand même docilement lorsqu'on la prend par la main. Patricia, qui étudie en psychologie, pense que la petite a sûrement subit plusieurs traumatismes, en faisant semblant de ne pas nous voir peut-être que nous ne la verrons pas non plus, c'est sa manière de se protéger des autres. Un petit garçon est assis par terre, son corps est penché vers l'avant, le manque de nourriture a empêché ses muscles de se former autour de ses os qui eux ont grandis. Il ne peut pas se lever ou marcher, avec le temps, de la bonne nourriture, des surplus alimentaires, des vitamines, beaucoup de soins et d'amour il retrouvera la santé.
Un autre garçon plus vieux et beaucoup plus en forme s'amuse, rie, court, il sera remis sous peu à sa famille.
Je regarde la photo d'une petite fille et remarque qu'elle est dans les bras d'une dame dans la cinquantaine, je m'informe de son identité, Soeur Rosa me ra¬conte un autre petit miracle. Cette dame se nomme, Isabel, elle est espagnol, elle souffrait d'une grave dépression et n'avait plus de but dans la vie. En arrivant, Julia s'est jetée dans ses bras. Elles se sont redonné goût à la vie et guériront mutuellement. Isabel reviendra en mai pour séjourner six mois chez les soeurs et aider aux soins des enfants.
Notre court séjour à l'hôpital nous a permis de constater qu'il arrive de petits miracles tous les jours. Ce qui impressionne le plus, ce sont; l'amour et le dévouement qu'ont les religieuses et le personnel pour ces petits malades. Leur guérison est d'autant plus facile et rapide...
Odette D.
À suivre...
La Voix Jésus-Nazaréen, Printemps 2007



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