Éditoriaux 2006


Décembre 2006



Éditorial


NOËL 2006... fête de l'espérance


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Pourquoi s'engager si on est marqué par le fatalisme, si on croit que rien ne changera vraiment, si on pense que le chômage, la pauvreté, le divorce sont des réalités contre lesquelles il est inutile de lutter. Certes, il y a des raisons de s'inquiéter devant la violence, le terrorisme international, l'utilisation du religieux pour arriver à ses fins, la difficulté de transmettre à nos jeunes notre savoir, nos valeurs. Pourtant comme chrétien, chrétienne, ne devons-nous pas être des personnes remplies d'espérance? NOËL, une des belles fêtes de l'année, pour moi, c'est la fête de l'espérance, Jésus vient nous dire: "sois confiant, sois joyeux, sois dans la paix et dans l'amour, engage-toi! Il y a un avenir pour l'homme, et l'engagement de tous est indispensable dans la préparation de son futur.
C'est cette espérance que la Fondation donne aux gens du Guatemala et du Vietnam. Nous donnons de l'espoir à des centaines d'enfants, des jeunes, des familles. Comment? En leur donnant la possibilité d'aller à l'école, de poursuivre leurs études. Voulez-vous voir sourire un enfant? Envoyez-le à l'école. Nous le constatons chaque fois que nous leur rendons visite. Il y a quelques mois, je rencontrais M. André Viger. Vous le connaissiez sûrement! C'est lui qui a sorti les handicapés de leur foyer, de leur isolement; c'est lui qui les a rendus aux Jeux Olympiques. Dès notre première rencontre, il m'a présenté un projet qu'il voulait réaliser avant la fin de sa vie et qui pourrait continuer après. Il voulait s'assurer que nous pouvions utiliser ses dons pour envoyer le plus grand nombre possible d'enfants à l'école, leur donner l'alimentation nécessaire selon leur besoin. Je lui ai répondu: "C'est exactement ce que nous faisons à la Fondation et avec peu de frais d'administration". Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous sommes devenus des amis. Le Seigneur a manifesté un Amour spécial pour André, Il lui a donné l'occasion de réaliser son rêve le plus cher, et m'a permis de l'accompagner jusqu'au dernier moment. Grâce A. la grande générosité d'André, nous allons pouvoir, en 2007, accepter plus d'enfants au primaire et au secondaire, de même qu'un plus grand nombre aux niveaux supérieurs. NOEL c'est aussi la fête du partage. Je vous invite à contribuer, soit en parrainant un enfant, soit en nous aidant à financer notre Hôpital pour enfants de Champerico au Guate-mala, soit en poursuivant notre programme d'alphabétisation de nos enfants au Vietnam. Partager, pour moi, c'est dire merci pour ce que j'ai reçu: c'est dire MERCI SEIGNEUR.
A vous tous chers amis, bénévoles, bienfaiteurs; pour NOËL, je demanderai à Jésus que vous soyez des gens d'espérance. Je vous bénis et grâce à vous je suis heureux. Joyeux Noël et Sainte Année 2007


Père Armand Gagné,
Trinitaire



Septembre 2006
Éditorial


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Vous êtes-vous rendus compte que le monde est petit! Nous recevons des nouvelles presque instantanément d'un bout du monde à l'autre. Je vous pose une question; je désire que votre réponse soit personnelle. Quelle a été votre réaction au début de la guerre au Liban? Arrêt des bombardements immédiat et dialogue cela a été le souhait de Benoît XVI. Et le vôtre?... Qu'aurait-il été! La guerre engendre la guerre, la violence engendre la violence. Est-ce que nous allons finalement le comprendre? Les conflits augmentent, la haine entre les peuples est présente plus que jamais, le seuil de tolérance est très bas, on accepte de moins en moins nos différences.
De nos jours, les gens commencent à se manifester dans des solidarités religieuses "l'hindouisme, le bouddhisme, l'islam, la chrétienté"; peu importe les distances d'un pays à l'autre. Pour beaucoup de personnes c'est là qu'ils se retrouvent. Nous n'arrivons plus à découvrir si c'est à cause de la religion ou pour d'autres motifs qu'on rejette l'autre. Je lisais dernièrement que l'ONU veut favoriser l'harmonie entre les religions et les cultures dans une perspective de nouvel ordre de justice et de paix. Voilà ce qui est juste. La cause du terrorisme, c'est la misère dans laquelle vivent les jeunes. Ils sont désespérés; ils n'ont pas de travail, ils n'ont pas de possibilité d'étudier, ils n'ont pas d'avenir, enfin, ils vivent dans la guerre depuis leur naissance. Il faut partager nos richesses, il faut être sensible à nos frères et soeurs du monde qui souffrent. La PAIX passe par le JUSTICE.
L'autre aspect sur lequel je veux insister c'est que tout changement de mentalité part d'abord de soi-même. Je dois être honnête dans mon travail, je dois respecter les gens qui m'entourent, je dois être capable de pardonner, de ne pas fomenter la discorde et la haine, je dois aider, accompagner ceux qui ont besoin d'attention. Je vous le dis, je vous le répète: Je dois être un homme, une femme de PAIX, de JUSTICE.
Ma référence, ma source est JÉSUS, Prince de la PAIX, son royaume est de JUSTICE. Nous sommes tous appelés à y travailler. Au Guatemala et au Vietnam, la Fondation des Amis du Père Armand collabore dans ce sens pour envoyer les enfants, les adolescents à l'école primaire, secondaire, postsecondaire et même à l'Université. Par le passé, nous avons même aidé des enfants du Liban lors de la guerre civile. Nous encourageons les parents et nous les soutenons en leur disant l'importance que leurs jeunes aillent à l'école. Nous aidons les familles en offrant, nourriture, vêtements, etc. Je vous dis que c'est extraordinaire la collaboration des parents et la réponse enthousiaste des jeunes.
A vous les étudiant(e)s, profitez de la chance que vous avez de pouvoir fréquenter l'école. C'est un cadeau que vos parents vous donnent. Il y a tellement d'enfants qui aimeraient avoir votre chance.


Père Armand Gagné,
Trinitaire
 



Juin 2006

Éditorial


Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
À tous les trois ans se tient le Chapitre Provincial de ma Communauté des Trinitaires. Le Père Michel Goupil a été réélu pour un autre terme, "Ministre Provincial". Comme d'autres membres de ma Communauté, nous profitons de ces quelques jours de recueillement pour réfléchir à certaines situations dans notre Communauté et aussi dans notre monde d'aujourd'hui.
Par exemple, entre catholiques et musulmans, où en sommes-nous? Est-il possible de se respecter, de se tolérer les uns les autres? Je viens de terminer, pour la XIème fois la lecture de la vie de notre Fondateur Saint Jean de Matha et de retourner vraiment à nos sources. C'est incroyable de constater comment Jean de Matha avait réussi à libérer des chrétiens captifs des musulmans. Croyez-le ou non, il a même réussi à échanger des chrétiens prisonniers contre des prisonniers musulmans! Je crois qu'il est important de changer nos mentalités. Les musulmans sont nos frères et soeurs: ils croient en un Dieu unique, ils aiment la Vierge Marie, la maman de Jésus, ils acceptent que Jésus soit un Grand Prophète. Nous ne sommes pas si loin les uns des autres. Même s'il y a eu dans le passé des guerres, des malentendus, des querelles entre nous, pourquoi ne serait-il pas possible de tourner la page, de pardonner comme l'a fait et l'a demandé à plusieurs reprises le Pape Jean-Paul II, de douce mémoire. Il faut changer notre façon de voir le monde musulman. Tous ceux et celles qui ont souffert pour leur liberté religieuse seront heureux de cette ouverture. Ce qui a été possible pour Jean de Matha, pourquoi ne le serait-il pas pour nous? Je vous laisse sur cette réflexion.
Dans un tout autre ordre d'idée, je désire vous parler brièvement de nos récentes activités. Nous revenons du Guatemala avec une dizaine d'autres personnes. C'est toujours intéressant de rencontrer les religieuses qui s'occupent de nos projets. Elles se dévouent sans compter pour aider ces gens démunis par une chaleur torride de 35°. Nous devons travailler encore plus fort pour combler les besoins de l'Hôpital où sont soignés nos petits enfants. En plus, elles ont aidé, grâce à vos dons, des milliers de gens de Champerico et des alentours qui ont été touchés par l'ouragan "Stan". Nous avons visité, entre autres, le village de Couchouapan, les religieuses, les ayant informés de notre visite, le responsable de cette communauté qui nous a accueilli, et nous a remis une liste de noms des 122 familles qui ont tout perdu et nous a dit: "Ce sont les religieuses qui nous ont le plus aidés en nous donnant de la nourriture, des médicaments, des vêtements, etc."
Nous avons également visité la communauté de El Triunfo où vivent 300 familles d'indigènes mayas. Ces familles ont beaucoup souffert; nous les aidons en parrainant leurs enfants qui fréquentent l'école. Ils sont 150, plusieurs d'entre eux sont déjà au secondaire; n'est-ce pas que c'est merveilleux.
À l'occasion de la fête de la Très Sainte Trinité, je vous souhaite un grand amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. À tous les jeunes, je leur dis:
"Bonnes vacances et soyez prudents".


Père Armand Gagné,
Trinitaire
 

Mars 2006

Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s,
Lors de l'audience du mercredi 15 février dernier, le Pape Benoît VI parlait de la liberté religieuse en ces termes: "Pour les croyants comme pour tous les hommes de bonne volonté, la seule voie qui conduit A. la paix et à la fraternité est celle du respect des convictions religieuses d'autrui."
Alors que nous devrions nous entraider, nous détruisons l'autre ii ne pense pas comme nous. Plus nous sommes différents, plus nous avons être tolérants; mais jusqu'où peut aller notre tolérance? Est-ce que notre degré de tolérance doit être au détriment de ce que l'on est, de ce que l'on croit? Car pour vivre une saine tolérance, nous devons savoir qui nous sommes, ce que nous portons comme fondement de notre société. Ainsi, notre tolérance deviendra une "ouverture" et à la différence des autres, nous nous enrichirons mutuellement sans perdre notre identité. La tolérance comme l'intolérance à l'extrême génèrent ?s problèmes au niveau mondial.
En Arabie saoudite, aucune autre religion que l’Islam n’est permise. Les chrétiens ne peuvent pas construire d'églises. Les quatre cent mille étrangers qui y vivent et y travaillent ne sont pas ores de pratiquer leur religion. La liberté religieuse n'est pas à sens unique. Par contre, en Australie, les autorités sont prêtes à expulser les musulmans qui tenteront d'imposer la "Charia" au détriment des lois du pays. La tolérance pondérée et le respect mutuel sont aussi des qualités acquérir.
Je ne peux terminer mon éditorial sans vous parler du Guatemala car mon coeur est encore là. On vous a informé abondamment des dommages causés par "Katrina" en Floride et en Louisiane mais on a passé sous silence les destructions causées par l'ouragan "Stan" au Guatemala; plus de 2000 morts, des familles qui ont perdu toutes leurs récoltes, et qui sont au bord de la famine, les routes qui après six mois ne sont pas encore réparées. En page 5, nous vous informons des actions pprises à date pour aider ces pauvres de Champerico et ce que nous ferons dans les prochains mois. Nous avons hâte de les visiter en avril prochain afin de les encourager.
Que la joie pascale vous habite et vous donne beaucoup de bonheur. Alléluia! Le Christ est ressuscité, soyons heureux!


Père Armand Gagné,
Trinitaire





Nouvelles 2006


Décembre 2006


"Protection de l'enfance au Guatemala"

Le représentant de l'UNICEF pour le Guatemala, MANUEL MANRIQUE, pense qu'il y a eu du progrès concernant la protection de l'enfance au Guatemala mais il reste beaucoup à faire, surtout dans certains aspects comme la mal-nutrition, l'adoption et l'abus sexuel. En poste de-puis seulement trois mois, il a déjà compris qu'un des principaux défis que le gouvernement a à affronter est la malnutrition chronique infantile.
Voici quelques extraits d'une entrevue qu'il a accordée au journal PENSA LIBRE le ler octobre 2006.
En jetant un coup d'oeil panoramique sur l'enfance en général, on se rend compte qu'il n'y a aucune phase dans la vie d'un enfant où il n'y a pas des choses à faire. C'est là où l'UNICEF peut collaborer.
Concernant les règlements d'adoption; les États-Unis signeront bientôt la Convention de la Haye ce qui empêchera leurs concitoyens d'adopter des mineurs dans les pays qui n'ont pas la réglementation nécessaire. Le Guatemala devra démontrer qu'il a adopté une législation sérieuse concernant l'adoption. Actuellement, 90% des enfants adoptés partent vers le nord sous le couvert d'une incertitude juridique. En neuf ans, 22 000 enfants ont été adoptés au Guatemala selon des exigences très vagues par n'importe qui. En théorie, ils partent pour une vie matérielle meilleure, sans s'assurer qu'ils auront l'amour et la tendresse ou au contraire la violence ou l'esclavage.
Concernant les abus et les exploitations sexuelles, j'ai confiance que bientôt, au Guatemala, nous verrons une réforme en profondeur du code pénal parce que c'est un problème urgent. Il est nécessaire de sensibiliser la population qu'il s'agit d'abus graves et qu'ils doivent être punis sévèrement. Ce n'est pas un sujet à remettre à plus tard, car nous sommes déjà en retard à adopter une législation adéquate.
Le droit à l'éducation des enfants n'est pas toujours respecté. Au Guatemala, il se fait des efforts pour organiser et augmenter la scolarisation en prématernel, au primaire et au secondaire. Le grand drame est quand ils terminent leurs trois années de secondaire, la plupart n'ont que 15 ans et n'ont pas les moyens économiques de fréquenter les institutions privées, les écoles publiques n'étant plus disponibles après ce degré donc, ces jeunes n'ont pas d'autres alternatives que de commencer à travailler ou aller vers la délinquance, élargissant le cercle de la pauvreté et de la violence. Le drame du Guatemala et le plus grand obstacle à vaincre est la malnutrition chronique chez les jeunes enfants. On n'a pas toujours conscience des conséquences désastreuses que peut occasionner, à bas âge, un manque de protéines et de nourriture. Nous nous sensibilisons en voyant un enfant squelettique, mais la mauvaise nutrition est sournoise et silencieuse et amoindrit leur capacité physique et intellectuelle et les empêche même de grandir. Le Guatemala est le pays qui a le taux le plus élevé de malnutrition infantile de l'Amérique latine, soit 49.6% des enfants de moins de cinq ans. L'éducation oui, mais avant, il faut trouver une solution à cette carence nutritionnelle.
Ce pays doit faire face à beaucoup de défis en même temps et tous les efforts doivent être intégrés et dirigés vers le même objectif; soit l'amélioration de la vie de sa jeune génération.

MANUEL MANRIQUE
Communicateur, économiste et sociologue. D'origine péruvienne, il a exercé le métier de journaliste.
À la fin des années 1980, il a commencé à travailler pour UNICEF au Mexique, il a participé à l'organisation du Sommet mondial en faveur de l'enfance en 1980.
Il a écrit plusieurs livres sur la réalité sociale latini-américaine.

Quelques statistiques sur
la situation de l'enfance au Guatemala:
Population de 0 à 17 ans: 6 462 513, près de 60% de la population.
Naissances: 430 368 par année
Ravages du sida: 432 cas rapportés en 2005, enfants entre 0 et 4 ans 363 cas d'enfant entre 5 et 19 ans. 12 milles orphelins du sida.
Mortalité infantile: Causes principales: Pneumonie, maladies causées par l'eau, fièvres, malnutrition, etc.
33/1000 enfants vivent moins d'un un ans
45/1000 enfants vivent moins de cinq ans.
Causes d'absentéisme scolaire: Travail à la maison 52.5%. N'aiment pas l'école 6.4%. Manque d'argent 5.2%. Parents ne veulent pas 3.6%. Doivent travailler 3.2%. Il n'y a pas d'école 2.1%. Autres raisons 27%.
Problèmes avec la loi: En 2005, 375 adolescents en correctionnelle, 121 en privation de liberté, 180 ont reçu des sentences de service communautaire.
Travail Infantile: 507 mille enfants entre 7 et 14 ans travaillent, soit 20%
Meurtres: 229 morts violentes de janvier à juin 2006, ten-dance qui augmente.
Mauvais traitements: 1035 dénonciations enregistrées en 2005.

NOTE: En comparant le contenu de cet article à notre travail, il est surprenant de constater que depuis trente ans, tous les efforts et les actions prise par ta Fondation au Guatemala ont été pour améliorer le sort des enfants. Nous prenons soin des enfants malades à notre Hôpital. de Champerico, nous leur permettons de fré¬quenter l'école et même nous leur accordons des bourses pour prolonger leurs études jusqu'à l'université.

La Voix Jésus-Nazaréen, hiver 2006




PAKISTAN
Persécutions contre les chrétiens en pays d'islam : l'Europe responsable
Soeur Pilar Vilasanjuan, de la Congrégation Jésus et Marie, missionnaire espagnole à Lahore au Pakistan, a affirmé que pour la minorité chrétienne, il est difficile de vivre.
"Les chrétiens souffrent ici tous les jours, non pas du manque de nourriture; ils ont de quoi manger, mais ils sont chassés des usines parce qu'ils sont chrétiens; c'est une situation terrible impossible à expliquer". Dans une conversation téléphonique depuis Lahore il y a quelque temps, la religieuse affirmait: "Il y a quelques jours j'ai conduit hors du pays une famille menacée parce qu'elle était chrétienne".
Surtout, Soeur Pilar a critiqué l'attitude de l'Europe à l'égard de l'islam: "En Europe nous ne sommes pas soutenus, on soutient l'islam; mais plus ils obtiennent là-bas de considération, plus ils sont durs à notre égard ici". Tandis qu'en Europe on continue à construire des mosquées, ici on a vu tomber les croix de toutes les églises; ils veulent que nos temples aient des toits plats, sans croix, afin que l'on ne remarque pas que ce sont des églises. "J'aime ce pays, poursuit soeur Pilar, mais quand on parle de foi il n'y a pas de respect". La religieuse a exprimé son désir de vivre parmi les musulmans, en les aimant et en les respectant, mais elle demande la même chose pour nous. Soeur Pilar est convaincue que les missionnaires dans ces pays ont avant tout besoin de prières. Aujourd'hui être missionnaire dans certaines régions c'est dangereux, et les prières aident à aller de l'avant, affirme-t-elle. "Les intolérances, reconnaît-elle, se multiplient en vengeances, grandes ou petites".
Zénit 25/10/06




British Airways: décision absurde

La décision de la compagnie British Airways d'interdire à une employée chré¬tienne de porter une chaîne avec une toute petite croix, a été qualifiée « d'absurde » par un ministre britannique, selon le quotidien anglais Daily Mail.
Le ministre pour l'Irlande du Nord, Peter Nain, a dit ne pas avoir compris les raisons de la compagnie aérienne de contraindre l'employée Nadia Eweida à ôter sa chaîne. L'employée, âgée de 55 ans, a affirmé avoir été contrainte de présenter sa démission sans être payée après avoir refusé d'ôter la petite croix qu'elle portait au cou, d'une taille inférieure à une pièce de 5 pennies. Nadia Eweida a dit avoir toujours cherché à respecter et comprendre le credo des autres personnes. Soutenue par L'Union générale des travailleurs des transports, elle envisage d'entamer une procédure judiciaire contre la compagnie aérienne.
Dimanche dernier, au cours d'une émission à la BBC, le ministre a affirmé : « Je pense sincèrement que l'ordre de la British Airways de ne pas porter de croix est absurde. Je ne le comprends pas et je ne pense pas que quelqu'un puisse le comprendre, voilà mon opinion ».





77 MILLIONS D'ENFANTS
NE VONT PAS A L'ÉCOLE

Si davantage d'enfants sont aujourd'hui scolarisés, leur nombre reste encore largement insuffisant, observe l'Unesco dans un rapport publié le 26 octobre dernier. Ainsi, 77 millions d'enfants ne vont toujours pas à l'école.
Les inscriptions dans les écoles primaires ont considérablement augmenté dans le monde en voie de développement entre 1999 et 2004. Mais 77 millions d'enfants ne sont toujours pas scolarisés, en recul de 21 millions en cinq ans, note l'Organisation de l'ONU.
Plus des trois quarts de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest. Quatre pays (Nigeria, Pakistan, Inde et Ethiopie) représentent à eux seuls 23 millions d'enfants non scolarisés, déplore l'Unesco. Entre 1999 et 2004, la scolarisation des enfants d'Afrique subsaharienne a progressé de 27%. Cette hausse n'a été que de 6% dans les pays arabes.
Malgré les bénéfices bien connus de l'éducation préscolaire sur tous les aspects du développement et du bien-être de l'enfant, le secteur reste le parent pauvre du processus éducatif dans de nombreuses régions du monde.





VOYAGE AU GUATEMALA Octobre 2006

Contrairement à l'an dernier notre voyage s'est très bien déroulé. La température était belle et nous avons pu visiter tous nos projets.
Nous étions parfois jusqu'à treize voyageurs. En effet, deux membres de notre organisation affiliée, Aide Chrétienne Internationale à l'Enfant, se sont joint à nous pour visiter principalement nos projets à Totonicapan et à Champerico. Un travaille au marketing et l'autre fait du recrutement de parrains dans les paroisses anglophones Ils ont été très impressionnés par l'organisation des projets, le travail et le dévouement des religieuses, des professeurs et de tout le personnel.
E. Sergerie
 
Voici un court témoignage d'un participant à ce voyage:
"Celui qui accueillera un enfant en mon nom, c'est moi qu'il accueille,», nous dit Jésus en Mathieu 18,5. Durant ce magnifique voyage j'ai constamment vu Jésus accueilli dans les petits enfants à Champerico, dans les jeunes des écoles visitées, et les jeunes filles de la rue. En voyant Armand, les petites soeurs et la générosité d'Eugène et de tous les parrains je voyais Jésus
 

imposant les mains aux plus petits du Guatemala.
Gloire à toi pour ces merveilles, Seigneur!
Bernard Doré, prêtre
Notre prochain voyage, du 7 ou 21 février
 



Septembre 2006

Un millions d'enfants détenus

MAUVAIS TRAITEMENTS, ABSENCE DE SOINS ET D'HYGIÈNE, SURPOPULATION

La question des enfants en conflit avec la loi est loin d'être une priorité pour de nombreux gouvernements, organisations internationales ou ONG. L'engouement que connaissent certains domaines de la protection de l'enfance sur le plan international ne profite pas aux enfants privés de liberté. Pourquoi? Sûrement parce que ces enfants sont assimilés à des délinquants ou à des criminels ne méritant pas une plus grande attention. Mais aussi parce que la mise en place d'un système de justice pour les mineurs est un processus coûteux, technique, et qui nécessite des réformes sociales et législatives en profondeur et sur le long terme.
La Convention sur les droits de l'enfant considère comme enfant toute personne de moins de dix-huit ans. Un enfant en conflit avec la loi est un enfant en contact avec le système judiciaire car il est suspecté ou accusé d'avoir commis un délit.
La grande majorité des délits commis par les enfants sont des délits mineurs, qui concernent le plus souvent une atteinte à la propriété privée tels que le vol. Seuls 5% à 10% des mineurs en détention aurait commis de graves infractions ou crimes. Les autres sont derrière les barreaux pour des infractions liées à leur statut juridique : mendicité, vagabondage (enfants des rues), fugue, abandon scolaire, et n'ont pas commis d'infraction pénale. Ils sont victimes de la pauvreté, de familles défaillantes et d'un système de protection sociale inexistant. Ils sont victimes de discriminations et de préjugés.
La plupart de ces enfants sont en détention provisoire (c'est-à-dire en attente de jugement). Il vont y rester quelques semaines, quelques mois, ou parfois plusieurs années. Ceux qui sortent y retournent rapidement, et souvent pour les mêmes raisons.
Beaucoup d'entre eux passent des années en prison avant d'être jugés. Les mesures alternatives à la détention, telles que l'amende, le travail d'intérêt général, les possibilités de réparation, le placement sous surveillance, bien que connues sont rares, voire inexistantes dans de nombreux pays. Parfois mises en place à titre expérimental, ces solutions ne durent pas en l'absence d'investissement financier pour les tenir. L'enfermement reste donc la réponse la plus courante, même pour les mineurs qui n'ont pas l'âge de la responsabilité pénale et qui donc ne devraient pas être emprisonnés.
Provenant de milieux sociaux extrêmement défavorisés, les mineurs en conflit avec la loi bénéficient rarement de l'assistance d'un avocat. Les liens avec la famille sont généralement coupés et les enfants souvent placés dans des centres ou des prisons éloignés de chez eux. Les mineurs en détention se retrouvent donc très isolés dans un milieu hostile et terriblement angoissant.

Détention inhumaine
Les enfants placés en détention font souvent l'objet de graves violations des droits de l'homme. Les arrestations, le placement en détention provisoire ou la détention comme sanction sont utilisés de façon excessive et disproportionnée. Le premier contact de l'enfant avec le système judiciaire passe irrémédiablement par la police. Ce premier contact peut avoir un effet dévastateur chez un enfant, qui, arrêté, est emmené au poste de police, interrogé, et enfermé dans une cellule de garde A. vue. Par la suite, et plutôt que de les mettre sous contrôle judiciaire, ou en liberté surveillée dans l'attente d'une décision du procureur ou du juge, les enfants sont fréquemment placés en détention provisoire. Au cours de leur arrestation ou pendant leur détention, les mauvais traitements, les sanctions disciplinaires ou les châtiments corporels sont monnaie courante. Les conditions de détention au poste de police, en prison ou dans les institutions spécialisées, faute de moyens, sont souvent terribles : absence de soins et d'hygiène, absence d'éducation, alimentation insuffisante, maladie, surpopulation. Les mineurs sont encore fréquemment mélangés vivent avec les adultes, devenant alors victimes de violences et d'abus sexuels répétés. Un système de justice adapté aux mineurs devrait en conséquence encourager une approche dite « restaurative » plutôt qu'une approche punitive. Il devrait également offrir des possibilités de « sortir» l'enfant du système judiciaire dès son arrestation par la police et proposer des peines alternatives à l'incarcération.
Recourir systématiquement à l'emprisonnement, c'est hypothéquer l'avenir de ces enfants. C'est surtout les envoyer à l'école de tous les dangers, la prison, là où la règle prioritaire est de survivre, et ce à n'importe quel prix.
EXTRAIT DE COURRIER DE L'ACAT JUILLET-AOÛT 2006




Sri Lanka
Un prêtre catholique, le Père Jim Brown, âgé de 34 ans, a disparu le 20 août à Allaipiddy, dans la province de Jaffna, dans le nord du Sri Lanka, isolée par de violents affrontements entre l'armée et les séparatistes. Les « Tigres de la libération » de la patrie tamoule.
Le P. Brown a été aperçu pour la dernière fois par un confrère à un barrage de contrôle militaire alors qu'il se rendait à Allaipiddy: il était accompagné par un laïc, Wencelslaus Vimalan, qui a également disparu. Le 20 août, en après midi, le P. Brown est parti de Kayts en motocyclette avec Vimalam pour célébrer la messe dans un village voisin, où des populations déplacées s'étaient réfugiés dans un temple hindou.
Arrivé à destination, les troupes de la Marine ne lui permirent pas de célébrer la messe et le prêtre dut repartir.
Un appel à la communauté internationale a été lancé pour qu'elle fasse pression sur le gouvernement du Sri Lanka afin qu'il s'occupe sans délai d'une question aussi « brûlante ».
Ordonné en 2003, le P. Brown a été nommé curé à Allaipiddy il y a quelques semaines. Le 12 août dernier, l'église paroissiale consacrée à Saint-Philippe de Neri, a été atteinte par le feu des combattants et de nombreux civils réfugiés dans l'église ont trouvé la mort. Le prêtre avait alors emmené avec lui quelque 800 personnes à la recherche d'un abri dans l'église Sainte-Marie, à Kayts.
Convoqué par les autorités de la Marine militaire d'Allaipiddy, le P. Brown avait subi de durs reproches. Un officier aurait hurlé contre le prêtre en l'accusant d'aider les Tigres Tamouls à creuser des tranchées. Or le P. Brown avait au contraire creusé des tranchées pour se protéger des bombardements.



Irak

Le Pape Benoît XVI a demandé la libération du prêtre chaldéen irakien Saad Syrop Hanno, enlevé à Bagdad le 15 août dernier. Dans son message le Pape lance un appel sincère aux ravisseurs, demandant la libération immédiate du jeune prêtre, afin qu'il puisse se remettre au service de Dieu, de la communauté chrétienne et de ses compatriotes.
Le télégramme exprime par ailleurs la préoccupation du Pape pour « toutes les victimes d'enlèvement a en Irak et précise que Benoît XVI prie pour que cet épouvantable fléau, ainsi que la terrible effusion de sang quotidienne, qui éloigne la perspective de réconciliation et de reconstruction, se terminent enfin.
Benoît XVI encourage les membres de la communauté catholique à continuer à travailler avec tous les croyants d'autres religions et les personnes de bonne volonté en vue d'un avenir de coexistence harmonieuse et respectueuse pour la bien-aimée nation irakienne.
Le père Saad Syrop Hanna rentrait chez lui après avoir célébré la messe dans l'église de la paroisse de St Jacob (Doura) lorsque son véhicule a été arrêté par trois hommes masqués et armés qui l'ont emmené de force dans leur propre véhicule. Une rançon importante aurait été demandée. C'est la première fois qu'un prêtre est enlevé en Irak.





Indonésie

L'exécution de trois catholiques, Fabianus Tibo, Marinus Riwa et Dominggus da Silva, condamnés à mort en Indonésie, a été suspendue à la suite de l'appel de Benoît XVI et des nombreuses protestations des leaders religieux du pays et de l'opinion publique contre un procès « injuste ». Dans la province indonésienne de l'Est de Nusa Tenggara, des milliers de manifestants ont en effet demandé la réouverture de ce procès sur les présumées responsabilités des trois catholiques dans les affron¬tements interethniques dans l'archipel, en particulier à Poso, entre 1998 et 2001. Les affrontements avaient fait quelque 200 victimes musulmanes.
Le 11 août dernier, la veille de la date fixée pour l'exécution de trois Indonésiens, la salle de presse du Saint-Siège a en effet rendu public un appel de Benoît XVI à la clémence, dans un télégramme que le cardinal secrétaire d'État Angelo Sodano a fait parvenir au président de la République in¬donésienne, M. Susilo Bambang Yudhoyono.
Pour Mgr Novatus Rugambwa, conseiller de nonciature à Djakarta, interrogé par Radio Vatican, « le message du Saint-Père a encouragé chacun à faire davan¬tage de manifestations ». Une émission de télévision a soutenu leur cause, ainsi que différents articles de presse estimant qu'il serait mieux de ne pas faire exécuter cette sentence.
Le cas lui-même plaide en faveur de la clémence. L'exécution de la condamnation à mort des trois prisonniers est injuste, expliquent les leaders religieux d'Indonésie, dans la mesure où la lumière n'a pas été faite sur la vérité et que les nouveaux témoignages juridiques apportés dans le procès de recours le 9 mai 2006, auquel a pris part l'équipe des 5 juges de la Haute Cour, n'ont pas été pris en considération.
 


La Voix Jésus-Nazaréen, Automne 2006



Juin 2006

QUEL VOYAGE EXTRAORDINAIRE!

Comparé à celui de l’automne dernier...

Les huit voyageurs qui nous ont accompagnés ont été enchantés par les sites touristiques que nous avons visités; mais surtout par l'accueil des enfants, des religieuses et du personnel que nous avons rencontrés. Partout, les enfants, les membres de leur famille étaient fiers et heureux de pouvoir voir et embrasser leurs parrains et marraines du Canada. Pour eux, c'est incroyable que des gens si généreux et venant de si loin s'intéressent à leur présent et surtout à leur futur.
Que dire de notre visite à l'Hôpital pour enfants de Champerico, tout le dévouement et le travail que font les religieuses et le personnel. Il y règne constamment une atmosphère joyeuse et entraînante. Le petit enfant dans les bras de Sr Rosa, la directrice, est comme vous voyez en excellente forme. Il était presque agonisant lors de son arrivée il y a huit semaines, nous dit Sr Rosa.
Quand vous avez la chance de visiter les projets, vous pouvez constater tout ce qui se fait. Surtout depuis le passage de l'ouragan, le travail des religieuses est devenu indispensable. Elle coordonne tout le travail de reconstruction dans Champerico et les villages des alentours. Je dois vous dire que votre support est apprécié, elles nous disent souvent que sans nous, les canadiens, elles ne seraient pas capables de continuer leur mission. C'est dire que nous devons continuer tous ensemble à les aider.
Eugène Sergerie




MON VOYAGE AU GUATEMALA
Lors de mon voyage au Guatemala en avril dernier, organisé par la Fondation, j'ai eu l'immense bonheur de rencontrer ma filleule ainsi que sa famille.
Quelle joie de tenir dans ses bras cet enfant que je parraine depuis quelques années et que j'ai vu grandir en photo. Cette enfant virtuel est maintenant réel. Le parrainage prend alors tout son sens et permet certainement d'assurer un avenir amélioré à long terme à l'enfant et son entourage.
Ce voyage a été autant humanitaire que touristique par la découverte des différentes facettes de la vie de tous les jours de ces gens que nous avons rencontrés dans leur milieu. Nous avons pu apprécier la qualité de leur accueil ainsi que l'expression de leur gratitude et de leur reconnaissance.
Il ressort clairement que le support à l'instruction d'une enfant est sans doute le moyen le plus sûr d'améliorer ses conditions de vie souvent précaires. Dans la réalité cela rayonne positivement sur toute la famille en nourrissant l'espoir et l'estime de soi.
Une telle prise de conscience nous ramène à l'essentiel : l'amour et le partage, le respect des autres et l'appréciation de notre propre bien-être dans un environnement fort différent.
Nous avons tous la possibilité d'accomplir des gestes de bontés spontanées et gratuites. Alors pourquoi ne pas participer à la création d'un contexte sécurisant pour les enfants de ce monde?
Denise Morin
 
 




UN RÔLE POUR LES
GRANDS-PARENTS

Certains vieux baby-boomers ont conservé leur sens du devoir et soutiennent leurs enfants qui sont pris pour ne pas dire mal pris dans la difficile conciliation famille-travail. De nos jours, deux salaires ne suffisent pas pour la majorité des Québécois, pour couvrir l'ensemble de leurs dépenses, et que penser de celles et ceux qui se retrouvent en situation de monoparentalité, sans la présence de leurs parents pour apporter un peu de lest à leurs soucis de toutes sortes.
De plus en plus de jeunes mamans souhaitent rester quelques années à la maison et se donner le temps d'élever leurs enfants, plutôt que de les placer très jeunes en garderie. Elles veulent également être reconnues pour leur contribution à la société québécoise. L'arrivée d'un enfant est indubitablement une richesse mais aussi un appauvrissement au plan financier. Nous devons collectivement nous pencher sur cette difficile question. Le Régime québécois de l'assurance parentale, en vigueur depuis le 1er janvier 2006, pour certains parents travailleurs, leur apportera un petit répit. Mais est-ce suffisant pour couvrir l'ensemble des besoins? C'est tout de même une mesure positive en faveur des familles, du moins pour celles qui peuvent s'en prévaloir, mais il faut réfléchir à d'autres possibilités pour les jeunes parents, ce qui appelle à un vaste mouvement de solidarité des grands-parents envers leurs enfants et leurs petits-enfants quelle qu'en soit la forme. Souvent ils auront à exercer leur grand-parentalité les fins de semaine, pour permettre aux jeunes parents de se retrouver et de souffler un peu. Il faut avoir beaucoup de respect pour les jeunes parents qui ont à charge de jeunes enfants. La responsabilité parentale est de tous les instants, épuisante, parfois stressante. Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête, agiter ses mains dans toutes les directions en plus de vaquer aux tâches domestiques.
Les grands-parents devraient organiser un vaste forum de concert avec les associations d'aînés et tenter de trouver des pistes de solutions aux problèmes de conciliation famille-travail de nos enfants. Nous avons une responsabilité sociale envers les enfants des générations montantes. Leur vie sera sans doute plus difficile que la nôtre. Il faut leur laisser un héritage en partage et travailler à l'édification d'une société soucieuse de l'avenir de ses enfants.
Pourquoi ne pas organiser un vaste forum de concert avec les associations d'aînés et tenter de trouver des solutions aux problèmes de conciliation famille-travail de nos enfants.


La Voix Jésus-Nazaréen, Été 2006




Mars 2006

L'AUSTRALIE FAIT BRAVEMENT CONNAÎTRE SES INTENTIONS!

Canberra, Australie

Les musulmans qui désirent vivre sous la loi islamique la Charia se sont fait dire dernièrement de quitter l'Australie.
Ils ont été avertis que le gouvernement australien a fermement l'intention d'éviter d'éventuelles attaques terroristes en identifiant les radicaux. Il leur a aussi dit qu'il approuvait que les mosquées du pays soient épiées afin de mieux contrôler la situation.
Le lendemain, un groupe de dirigeants musulmans est allé promettre loyauté au peuple australien. Durant une entrevue exclusive avec le premier ministre John Howard, ce dernier et ses ministres leur ont fait savoir qu'ils avaient clairement l'intention de faire changer d'idée ceux ayant des idées extrémistes.
Le trésorier Peter Costello a fait allusion que certains guides religieux radicaux pourraient être sommés de quitter le pays s'ils n'acceptaient pas que l'Australie soit un état laïque et que ses lois soient dictées par le Parlement. "Si ces lois ne rencontrent pas vos valeurs, si vous voulez un pays vivant sous les lois de la Sharia, alors l'Australie n'est pas pour vous," a-t-il dit lors d'une entrevue è la télévision nationale. "Aux guides religieux qui enseignent qu'il y a deux lois qui gouvernent les gens en Australie, la loi australienne et la loi de l'Islam, je leur dirais que c'est faux. Si vous ne pouvez pas accepter les lois du Parlement, leurs cours de justice, la démocratie, et que vous préférez la loi de la Sharia; vous avez la possibilité d'aller vivre dans un autre pays qui la pratique". Il a même insinué que des guides religieux radicaux ayant une double nationalité pourraient être forcés de quitter le pays.
Le ministre de l'éducation, Brendan Nelson, a mentionné à la presse "que les musulmans qui ne voulaient pas vivre avec les valeurs locales devraient partir". "En somme, les gens qui ne désirent pas être australiens et ne désirent pas vivre avec les valeurs de l'Australie et de les comprendre qu'ils s'en aillent.
LES AMÉRICAINS, LES BRITANNIQUES, LES CANADIENS, VOUS AVEZ COMPRIS...




Solidarietà Internazionale Trinitaria
Comme vous le savez, le Soudan et les souffrances du peuple soudanais ont été au coeur des préoccupations de l'Ordre trinitaire et de la Famille trinitaire depuis nombre d'années. En 1999, le Chapitre général de l'Ordre a décidé de faire une fondation au Soudan. Pour des raisons multiples, cette fondation a été différée et une équipe de Pères trinitaires s'est rendue en Égypte et, depuis, a pris la charge d'un des centres d'aide aux réfugiés soudanais au Caire.
La situation au Soudan a évolué radicalement le 9 janvier 2005 à la suite de la signature d'Accords de paix entre les forces rebelles du Sud et le gouvernement central. Il est important de se rappeler qu'en conséquence de la guerre civile qui débuta en 1983, le Soudan a connu le plus grand déplacement de population de l'histoire : 3.5 millions de personnes déplacées au Nord du pays et vivant principalement dans des camps dans les périphéries des villes de Khartoum et de Omdurman, et 550,000 réfugiés dans les pays voisins. Bien que la guerre soit finie, plusieurs facteurs retiennent la majorité des réfugiés et des déplacés de retourner dans leur lieu d'origine - les difficultés majeures étant le manque de sécurité et d'infrastructures.
Solidarité Internationale Trinitaire a reconnu l'importance des développements récents au Soudan. Le 16 avril dernier, le Conseil de Direction du SIT a décidé d'étudier les modalités d'intervention pour favoriser et aider le retour des réfugiés soudanais au Soudan. Le 19 août dernier, le Conseil général de l'Ordre a demandé à Michel Joseph Côté, laïc trinitaire, de travailler au nom de l'Ordre - pour trouver des modalités concrètes d'engagement en faveur des réfugiés et déplacés dans le monde. L'Ordre a demandé que soit étudié la possibilité d'élargir le projet Soudan-Caire » au profit des réfugiés et déplacés. Cette étude une fois complétée, un projet sera soumis à l'approbation du Conseil Permanent de la Famille Trinitaire.
Après d'amples discussions, le Comité Exécutif du SIT, a décidé d'engager Michel Joseph Côté pour une période initiale de 6 mois pour réaliser une telle étude et pour aider le Président du SIT dans l'actualisation des programmes d'animation, de formation et d'information.
Une autre bonne nouvelle! La Conférence régionale des évêques catholiques du Sud Soudan a demandé d'envoyer une délégation au Sud Soudan en mars prochain pour visiter les diocèses catholiques et évaluer les besoins de la population. Michel Joseph Côté sera membre de cette délégation en tant que représentant de l'Ordre.
J'espère profondément que les décisions récentes contribueront à lancer réellement le SIT et produiront de nombreux fruits dans l'Ordre et la Famille trinitaire, dans les diverses juridictions et régions. Que Dieu bénisse ce que nous essayons de réaliser.




Hérode: le massacre des innocents se poursuit...

Huit cents millions d'enfants vivent un cauchemar permanent alors que leur avenir demeure inconnu.
Un rapport actualisé et publié par l'agence "Fides" de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, nous rappelle cette réalité.
« Lorsque l'on parle des droits des enfants, l'on parle d'un problème qui concerne 2,2 milliards d'êtres humains, la moitié desquels vivent dans un état de pauvreté extrême », sont mal nourris, vendus, exploités, malades ». «Victimes de la faim, du SIDA, de l'abandon, de l'ignorance et de la solitude », « ils sont le scandale de notre temps. Pour 680 millions d'enfants dans le monde, l'avenir est inconnu, le présent est un cauchemar» ; «une enfance volée à jamais », déclare Fides.
Les enfants travailleurs:
Le rapport, qui tient compte des données fournies par des organismes internationaux, révèle que le nombre d'enfants travailleurs, âgés entre 5 et 14 ans, atteint les 211 millions ; 120 millions de ces derniers travaillent à « temps plein » ; la majorité - près de 171 millions - dans des conditions dangereuses. L'Asie est le continent le plus touché par ce phénomène.
Le document dénonce également « qu'à la base de nombreuses formes d'exploitations se trouve le fait que dans les pays en voie de développement les plus pauvres, plus de 50 millions d'enfants ne sont pas même enregistrés à leur naissance », un chiffre qui concerne seulement l'Asie et l'Afrique.
Les enfants soldats:
Trois cent mille enfants sont transformés « en tueurs pour tuer sans pitié » : ce sont les enfants-soldats. Ils combattent «sous l'effet de drogues pour vaincre la peur et tuer de sang-froid », sur le front des guerres oubliées qui ensanglantent plus de 40 pays » ; la plus grande partie des recrues a entre 10 et 14 ans, mais l'on assiste à une tendance à l'abaissement de l'âge «parce que les plus petits sont considérés comme une main-d’œuvre plus performante dans l'utilisation d'armes légères, pour se cacher, fuir, espionner » poursuit le texte.
Les enfants de la rue:
Le nombre « d'enfants des rues » est estimé à 120 millions, la moitié de ces derniers se trouvant sur le continent sud-américain.
« Ce sont les enfants de la violence, poursuit le rapport, de l'industrialisation sauvage, des favelas, des guerres, de la désintégration des liens sociaux et familiaux, des consommateurs de drogues et de sexes » ; ils ont entre 5 et 16 ans, mais certains peuvent avoir 3 ou 4 ans. Nombre de ces enfants « recyclent les ordures dans les gigantesques décharges à la périphérie des mégapoles du troisième millénaire », une occupation qui en font les victimes du «tétanos, de pneumonies et d'empoisonnements » qui mettent un terme à leur vie. Les « enfants des rues » doivent faire face aussi dans leur vie quotidienne, aux escadrons de police, à la lutte entre gangs rivales, aux accidents de la route et à la petite délinquance ».
Les jeunes filles:
Le chiffre des petites filles achetées et vendues à des fins de mariage, ou pour la prostitution et l'esclavage s'élève à 4 millions.
« Le problème des mariages arrangés - plus de 80 millions dans le monde - imposés à des jeunes filles de moins de 18 ans a été dénoncé par de nombreuses organisations humanitaires, également pour le risque mortel encouru par les jeunes mères» souligne « Fides ».
Les petites filles représentent les deux tiers des mineurs qui ne reçoivent pas d'éducation : il en résulte qu'elles seront des femmes analphabètes : elles sont aujourd'hui plus de 600 millions ! ».
Au cours de leur enfance, de nombreuses filles connaissent la mutilation des organes génitaux, une pratique subie chaque année par 2 millions de petites victimes. Au total, 120 millions de femmes dans le monde ont subi ces violences.




La Faim dans le Monde
La faim dans le monde est une autre tragédie qui entraîne la mort de millions d'enfants avant l'âge de cinq ans.
Trois cents millions d'enfants ont faim dans le monde d'aujourd'hui. C'est la plus grande honte de notre époque et ce n'est plus acceptable déclare le chef du Programme alimentaire mondial (PAM) James Morris. Environ 90 à 100 millions d'entre eux sont en Afrique, 80 millions en Inde, 40 millions en Chine, pays qui fait du bon progrès en terme de lutte contre la pauvreté, le reste de ces enfants souffrant de malnutrition est réparti en Asie et en Amérique latine.
Pour quelques dollars, dit M. Morris, on peut nourrir un enfant, le tenir à l'abri du froid, l'envoyer à l'école. Il n'y a pas d'investissement plus valorisant que celui d'aider un enfant. Les avantages sont énormes quand ils seront en mesure, plus tard, de gagner leur vie, qu'ils auront une bonne santé et seront bien éduqués.
L'âge déterminant pour un enfant est celui qui va de sa naissance à ses deux ans. S'il reçoit durant ces quelques années, avec une maman en bonne santé, suffisamment de nourriture et de vitamines, il aura plus de chance de s'en sortir et vivre en santé, affirme M. Morris.
Réalisez-vous que le fait de contribuer aux projets de la Fondation vous rencontrez ces demandes et aidez à améliorer le sort de ces enfants? Dans des pays comme le Guatemala, le Viêt-Nam, plus récemment le Togo, la Fondation supporte des œuvres indispensables. Vous participez tangiblement à soigner et guérir ces jeunes enfants que nous admettons à l'Hôpital pour enfants de Champerico, à procurer de la nourriture et des médicaments à leur famille, à faciliter leur éducation au primaire, au secondaire et même au postsecondaire et à bien d'autres projets Humanitaires. Vous devez être fiers de faire partie de ce groupe de généreux donateurs qui aident tous ces enfants qui souffrent.