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Éditorial Cher(ère)s ami(e)s, bienfaiteur(trice)s, Vous êtes-vous rendus compte que le monde est petit! Nous recevons des nouvelles presque instantanément d'un bout du monde à l'autre. Je vous pose une question; je désire que votre réponse soit personnelle. Quelle a été votre réaction au début de la guerre au Liban? Arrêt des bombardements immédiat et dialogue cela a été le souhait de Benoît XVI. Et le vôtre?... Qu'aurait-il été!
La guerre engendre la guerre, la violence engendre la violence. Est-ce que nous allons finalement le comprendre? Les conflits augmentent, la haine entre les peuples est présente plus que jamais, le seuil de tolérance est très bas, on accepte de moins en moins nos différences.
De nos jours, les gens commencent à se manifester dans des solidarités religieuses "l'hindouisme, le bouddhisme, l'islam, la chrétienté"; peu importe les distances d'un pays à l'autre. Pour beaucoup de personnes c'est là qu'ils se retrouvent. Nous n'arrivons plus à découvrir si c'est à cause de la religion ou pour d'autres motifs qu'on rejette l'autre. Je lisais dernièrement que l'ONU veut favoriser l'harmonie entre les religions et les cultures dans une perspective de nouvel ordre de justice et de paix. Voilà ce qui est juste. La cause du terrorisme, c'est la misère dans laquelle vivent les jeunes. Ils sont désespérés; ils n'ont pas de travail, ils n'ont pas de possibilité d'étudier, ils n'ont pas d'avenir, enfin, ils vivent dans la guerre depuis leur naissance. Il faut partager nos richesses, il faut être sensible à nos frères et soeurs du monde qui souffrent. La PAIX passe par le JUSTICE. L'autre aspect sur lequel je veux insister c'est que tout changement de mentalité part d'abord de soi-même. Je dois être honnête dans mon travail, je dois respecter les gens qui m'entourent, je dois être capable de pardonner, de ne pas fomenter la discorde et la haine, je dois aider, accompagner ceux qui ont besoin d'attention. Je vous le dis, je vous le répète: Je dois être un homme, une femme de PAIX, de JUSTICE. Ma référence, ma source est JÉSUS, Prince de la PAIX, son royaume est de JUSTICE. Nous sommes tous appelés à y travailler. Au Guatemala et au Vietnam, la Fondation des Amis du Père Armand collabore dans ce sens pour envoyer les enfants, les adolescents à l'école primaire, secondaire, postsecondaire et même à l'Université. Par le passé, nous avons même aidé des enfants du Liban lors de la guerre civile. Nous encourageons les parents et nous les soutenons en leur disant l'importance que leurs jeunes aillent à l'école. Nous aidons les familles en offrant, nourriture, vêtements, etc. Je vous dis que c'est extraordinaire la collaboration des parents et la réponse enthousiaste des jeunes. A vous les étudiant(e)s, profitez de la chance que vous avez de pouvoir fréquenter l'école. C'est un cadeau que vos parents vous donnent. Il y a tellement d'enfants qui aimeraient avoir votre chance. ![]() Père Armand Gagné, Trinitaire |


![]() "Protection de l'enfance au Guatemala"
Le représentant de l'UNICEF pour le Guatemala, MANUEL MANRIQUE, pense qu'il y a eu du progrès concernant la protection de l'enfance au Guatemala mais il reste beaucoup à faire, surtout dans certains aspects comme la mal-nutrition, l'adoption et l'abus sexuel. En poste de-puis seulement trois mois, il a déjà compris qu'un des principaux défis que le gouvernement a à affronter est la malnutrition chronique infantile.
Voici quelques extraits d'une entrevue qu'il a accordée au journal PENSA LIBRE le ler octobre 2006. En jetant un coup d'oeil panoramique sur l'enfance en général, on se rend compte qu'il n'y a aucune phase dans la vie d'un enfant où il n'y a pas des choses à faire. C'est là où l'UNICEF peut collaborer. Concernant les règlements d'adoption; les États-Unis signeront bientôt la Convention de la Haye ce qui empêchera leurs concitoyens d'adopter des mineurs dans les pays qui n'ont pas la réglementation nécessaire. Le Guatemala devra démontrer qu'il a adopté une législation sérieuse concernant l'adoption. Actuellement, 90% des enfants adoptés partent vers le nord sous le couvert d'une incertitude juridique. En neuf ans, 22 000 enfants ont été adoptés au Guatemala selon des exigences très vagues par n'importe qui. En théorie, ils partent pour une vie matérielle meilleure, sans s'assurer qu'ils auront l'amour et la tendresse ou au contraire la violence ou l'esclavage. Concernant les abus et les exploitations sexuelles, j'ai confiance que bientôt, au Guatemala, nous verrons une réforme en profondeur du code pénal parce que c'est un problème urgent. Il est nécessaire de sensibiliser la population qu'il s'agit d'abus graves et qu'ils doivent être punis sévèrement. Ce n'est pas un sujet à remettre à plus tard, car nous sommes déjà en retard à adopter une législation adéquate. Le droit à l'éducation des enfants n'est pas toujours respecté. Au Guatemala, il se fait des efforts pour organiser et augmenter la scolarisation en prématernel, au primaire et au secondaire. Le grand drame est quand ils terminent leurs trois années de secondaire, la plupart n'ont que 15 ans et n'ont pas les moyens économiques de fréquenter les institutions privées, les écoles publiques n'étant plus disponibles après ce degré donc, ces jeunes n'ont pas d'autres alternatives que de commencer à travailler ou aller vers la délinquance, élargissant le cercle de la pauvreté et de la violence. Le drame du Guatemala et le plus grand obstacle à vaincre est la malnutrition chronique chez les jeunes enfants. On n'a pas toujours conscience des conséquences désastreuses que peut occasionner, à bas âge, un manque de protéines et de nourriture. Nous nous sensibilisons en voyant un enfant squelettique, mais la mauvaise nutrition est sournoise et silencieuse et amoindrit leur capacité physique et intellectuelle et les empêche même de grandir. Le Guatemala est le pays qui a le taux le plus élevé de malnutrition infantile de l'Amérique latine, soit 49.6% des enfants de moins de cinq ans. L'éducation oui, mais avant, il faut trouver une solution à cette carence nutritionnelle. Ce pays doit faire face à beaucoup de défis en même temps et tous les efforts doivent être intégrés et dirigés vers le même objectif; soit l'amélioration de la vie de sa jeune génération. MANUEL MANRIQUE Communicateur, économiste et sociologue. D'origine péruvienne, il a exercé le métier de journaliste. À la fin des années 1980, il a commencé à travailler pour UNICEF au Mexique, il a participé à l'organisation du Sommet mondial en faveur de l'enfance en 1980. Il a écrit plusieurs livres sur la réalité sociale latini-américaine. Quelques statistiques sur
Population de 0 à 17 ans: 6 462 513, près de 60% de la population.la situation de l'enfance au Guatemala: Naissances: 430 368 par année Ravages du sida: 432 cas rapportés en 2005, enfants entre 0 et 4 ans 363 cas d'enfant entre 5 et 19 ans. 12 milles orphelins du sida. Mortalité infantile: Causes principales: Pneumonie, maladies causées par l'eau, fièvres, malnutrition, etc. 33/1000 enfants vivent moins d'un un ans 45/1000 enfants vivent moins de cinq ans. Causes d'absentéisme scolaire: Travail à la maison 52.5%. N'aiment pas l'école 6.4%. Manque d'argent 5.2%. Parents ne veulent pas 3.6%. Doivent travailler 3.2%. Il n'y a pas d'école 2.1%. Autres raisons 27%. Problèmes avec la loi: En 2005, 375 adolescents en correctionnelle, 121 en privation de liberté, 180 ont reçu des sentences de service communautaire. Travail Infantile: 507 mille enfants entre 7 et 14 ans travaillent, soit 20% Meurtres: 229 morts violentes de janvier à juin 2006, ten-dance qui augmente. Mauvais traitements: 1035 dénonciations enregistrées en 2005. NOTE: En comparant le contenu de cet article à notre travail, il est surprenant de constater que depuis trente ans, tous les efforts et les actions prise par ta Fondation au Guatemala ont été pour améliorer le sort des enfants. Nous prenons soin des enfants malades à notre Hôpital. de Champerico, nous leur permettons de fré¬quenter l'école et même nous leur accordons des bourses pour prolonger leurs études jusqu'à l'université.
La Voix Jésus-Nazaréen, hiver 2006
![]() PAKISTAN
Persécutions contre les chrétiens en pays d'islam : l'Europe responsable
Soeur Pilar Vilasanjuan, de la Congrégation Jésus et Marie, missionnaire espagnole à Lahore au Pakistan, a affirmé que pour la minorité chrétienne, il est difficile de vivre.
"Les chrétiens souffrent ici tous les jours, non pas du manque de nourriture; ils ont de quoi manger, mais ils sont chassés des usines parce qu'ils sont chrétiens; c'est une situation terrible impossible à expliquer". Dans une conversation téléphonique depuis Lahore il y a quelque temps, la religieuse affirmait: "Il y a quelques jours j'ai conduit hors du pays une famille menacée parce qu'elle était chrétienne". Surtout, Soeur Pilar a critiqué l'attitude de l'Europe à l'égard de l'islam: "En Europe nous ne sommes pas soutenus, on soutient l'islam; mais plus ils obtiennent là-bas de considération, plus ils sont durs à notre égard ici". Tandis qu'en Europe on continue à construire des mosquées, ici on a vu tomber les croix de toutes les églises; ils veulent que nos temples aient des toits plats, sans croix, afin que l'on ne remarque pas que ce sont des églises. "J'aime ce pays, poursuit soeur Pilar, mais quand on parle de foi il n'y a pas de respect". La religieuse a exprimé son désir de vivre parmi les musulmans, en les aimant et en les respectant, mais elle demande la même chose pour nous. Soeur Pilar est convaincue que les missionnaires dans ces pays ont avant tout besoin de prières. Aujourd'hui être missionnaire dans certaines régions c'est dangereux, et les prières aident à aller de l'avant, affirme-t-elle. "Les intolérances, reconnaît-elle, se multiplient en vengeances, grandes ou petites". Zénit 25/10/06
British Airways: décision absurde La décision de la compagnie British Airways d'interdire à une employée chré¬tienne de porter une chaîne avec une toute petite croix, a été qualifiée « d'absurde » par un ministre britannique, selon le quotidien anglais Daily Mail.
Le ministre pour l'Irlande du Nord, Peter Nain, a dit ne pas avoir compris les raisons de la compagnie aérienne de contraindre l'employée Nadia Eweida à ôter sa chaîne. L'employée, âgée de 55 ans, a affirmé avoir été contrainte de présenter sa démission sans être payée après avoir refusé d'ôter la petite croix qu'elle portait au cou, d'une taille inférieure à une pièce de 5 pennies. Nadia Eweida a dit avoir toujours cherché à respecter et comprendre le credo des autres personnes. Soutenue par L'Union générale des travailleurs des transports, elle envisage d'entamer une procédure judiciaire contre la compagnie aérienne. Dimanche dernier, au cours d'une émission à la BBC, le ministre a affirmé : « Je pense sincèrement que l'ordre de la British Airways de ne pas porter de croix est absurde. Je ne le comprends pas et je ne pense pas que quelqu'un puisse le comprendre, voilà mon opinion ». 77 MILLIONS D'ENFANTS NE VONT PAS A L'ÉCOLE Si davantage d'enfants sont aujourd'hui scolarisés, leur nombre reste encore largement insuffisant, observe l'Unesco dans un rapport publié le 26 octobre dernier. Ainsi, 77 millions d'enfants ne vont toujours pas à l'école.
Les inscriptions dans les écoles primaires ont considérablement augmenté dans le monde en voie de développement entre 1999 et 2004. Mais 77 millions d'enfants ne sont toujours pas scolarisés, en recul de 21 millions en cinq ans, note l'Organisation de l'ONU. Plus des trois quarts de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l'Ouest. Quatre pays (Nigeria, Pakistan, Inde et Ethiopie) représentent à eux seuls 23 millions d'enfants non scolarisés, déplore l'Unesco. Entre 1999 et 2004, la scolarisation des enfants d'Afrique subsaharienne a progressé de 27%. Cette hausse n'a été que de 6% dans les pays arabes. Malgré les bénéfices bien connus de l'éducation préscolaire sur tous les aspects du développement et du bien-être de l'enfant, le secteur reste le parent pauvre du processus éducatif dans de nombreuses régions du monde. ![]() VOYAGE AU GUATEMALA Octobre 2006 Contrairement à l'an dernier notre voyage s'est très bien déroulé. La température était belle et nous avons pu visiter tous nos projets. Nous étions parfois jusqu'à treize voyageurs. En effet, deux membres de notre organisation affiliée, Aide Chrétienne Internationale à l'Enfant, se sont joint à nous pour visiter principalement nos projets à Totonicapan et à Champerico. Un travaille au marketing et l'autre fait du recrutement de parrains dans les paroisses anglophones Ils ont été très impressionnés par l'organisation des projets, le travail et le dévouement des religieuses, des professeurs et de tout le personnel. E. Sergerie
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Voici un court témoignage d'un participant à ce voyage:
"Celui qui accueillera un enfant en mon nom, c'est moi qu'il accueille,», nous dit Jésus en Mathieu 18,5. Durant ce magnifique voyage j'ai constamment vu Jésus accueilli dans les petits enfants à Champerico, dans les jeunes des écoles visitées, et les jeunes filles de la rue. En voyant Armand, les petites soeurs et la générosité d'Eugène et de tous les parrains je voyais Jésus |
imposant les mains aux plus petits du Guatemala. Gloire à toi pour ces merveilles, Seigneur! Bernard Doré, prêtre Notre prochain voyage, du 7 ou 21 février |
![]() Un millions d'enfants détenus MAUVAIS TRAITEMENTS, ABSENCE DE SOINS ET D'HYGIÈNE, SURPOPULATION
La question des enfants en conflit avec la loi est loin d'être une priorité pour de nombreux gouvernements, organisations internationales ou ONG. L'engouement que connaissent certains domaines de la protection de l'enfance sur le plan international ne profite pas aux enfants privés de liberté. Pourquoi? Sûrement parce que ces enfants sont assimilés à des délinquants ou à des criminels ne méritant pas une plus grande attention. Mais aussi parce que la mise en place d'un système de justice pour les mineurs est un processus coûteux, technique, et qui nécessite des réformes sociales et législatives en profondeur et sur le long terme.
La Convention sur les droits de l'enfant considère comme enfant toute personne de moins de dix-huit ans. Un enfant en conflit avec la loi est un enfant en contact avec le système judiciaire car il est suspecté ou accusé d'avoir commis un délit. La grande majorité des délits commis par les enfants sont des délits mineurs, qui concernent le plus souvent une atteinte à la propriété privée tels que le vol. Seuls 5% à 10% des mineurs en détention aurait commis de graves infractions ou crimes. Les autres sont derrière les barreaux pour des infractions liées à leur statut juridique : mendicité, vagabondage (enfants des rues), fugue, abandon scolaire, et n'ont pas commis d'infraction pénale. Ils sont victimes de la pauvreté, de familles défaillantes et d'un système de protection sociale inexistant. Ils sont victimes de discriminations et de préjugés. La plupart de ces enfants sont en détention provisoire (c'est-à-dire en attente de jugement). Il vont y rester quelques semaines, quelques mois, ou parfois plusieurs années. Ceux qui sortent y retournent rapidement, et souvent pour les mêmes raisons. Beaucoup d'entre eux passent des années en prison avant d'être jugés. Les mesures alternatives à la détention, telles que l'amende, le travail d'intérêt général, les possibilités de réparation, le placement sous surveillance, bien que connues sont rares, voire inexistantes dans de nombreux pays. Parfois mises en place à titre expérimental, ces solutions ne durent pas en l'absence d'investissement financier pour les tenir. L'enfermement reste donc la réponse la plus courante, même pour les mineurs qui n'ont pas l'âge de la responsabilité pénale et qui donc ne devraient pas être emprisonnés. Provenant de milieux sociaux extrêmement défavorisés, les mineurs en conflit avec la loi bénéficient rarement de l'assistance d'un avocat. Les liens avec la famille sont généralement coupés et les enfants souvent placés dans des centres ou des prisons éloignés de chez eux. Les mineurs en détention se retrouvent donc très isolés dans un milieu hostile et terriblement angoissant. Détention inhumaine Les enfants placés en détention font souvent l'objet de graves violations des droits de l'homme. Les arrestations, le placement en détention provisoire ou la détention comme sanction sont utilisés de façon excessive et disproportionnée. Le premier contact de l'enfant avec le système judiciaire passe irrémédiablement par la police. Ce premier contact peut avoir un effet dévastateur chez un enfant, qui, arrêté, est emmené au poste de police, interrogé, et enfermé dans une cellule de garde A. vue. Par la suite, et plutôt que de les mettre sous contrôle judiciaire, ou en liberté surveillée dans l'attente d'une décision du procureur ou du juge, les enfants sont fréquemment placés en détention provisoire. Au cours de leur arrestation ou pendant leur détention, les mauvais traitements, les sanctions disciplinaires ou les châtiments corporels sont monnaie courante. Les conditions de détention au poste de police, en prison ou dans les institutions spécialisées, faute de moyens, sont souvent terribles : absence de soins et d'hygiène, absence d'éducation, alimentation insuffisante, maladie, surpopulation. Les mineurs sont encore fréquemment mélangés vivent avec les adultes, devenant alors victimes de violences et d'abus sexuels répétés. Un système de justice adapté aux mineurs devrait en conséquence encourager une approche dite « restaurative » plutôt qu'une approche punitive. Il devrait également offrir des possibilités de « sortir» l'enfant du système judiciaire dès son arrestation par la police et proposer des peines alternatives à l'incarcération. Recourir systématiquement à l'emprisonnement, c'est hypothéquer l'avenir de ces enfants. C'est surtout les envoyer à l'école de tous les dangers, la prison, là où la règle prioritaire est de survivre, et ce à n'importe quel prix. EXTRAIT DE COURRIER DE L'ACAT JUILLET-AOÛT 2006
Sri Lanka
Un prêtre catholique, le Père Jim Brown, âgé de 34 ans, a disparu le 20 août à Allaipiddy, dans la province de Jaffna, dans le nord du Sri Lanka, isolée par de violents affrontements entre l'armée et les séparatistes. Les « Tigres de la libération » de la patrie tamoule.
Le P. Brown a été aperçu pour la dernière fois par un confrère à un barrage de contrôle militaire alors qu'il se rendait à Allaipiddy: il était accompagné par un laïc, Wencelslaus Vimalan, qui a également disparu. Le 20 août, en après midi, le P. Brown est parti de Kayts en motocyclette avec Vimalam pour célébrer la messe dans un village voisin, où des populations déplacées s'étaient réfugiés dans un temple hindou. Arrivé à destination, les troupes de la Marine ne lui permirent pas de célébrer la messe et le prêtre dut repartir. Un appel à la communauté internationale a été lancé pour qu'elle fasse pression sur le gouvernement du Sri Lanka afin qu'il s'occupe sans délai d'une question aussi « brûlante ». Ordonné en 2003, le P. Brown a été nommé curé à Allaipiddy il y a quelques semaines. Le 12 août dernier, l'église paroissiale consacrée à Saint-Philippe de Neri, a été atteinte par le feu des combattants et de nombreux civils réfugiés dans l'église ont trouvé la mort. Le prêtre avait alors emmené avec lui quelque 800 personnes à la recherche d'un abri dans l'église Sainte-Marie, à Kayts. Convoqué par les autorités de la Marine militaire d'Allaipiddy, le P. Brown avait subi de durs reproches. Un officier aurait hurlé contre le prêtre en l'accusant d'aider les Tigres Tamouls à creuser des tranchées. Or le P. Brown avait au contraire creusé des tranchées pour se protéger des bombardements. Irak Le Pape Benoît XVI a demandé la libération du prêtre chaldéen irakien Saad Syrop Hanno, enlevé à Bagdad le 15 août dernier.
Dans son message le Pape lance un appel sincère aux ravisseurs, demandant la libération immédiate du jeune prêtre, afin qu'il puisse se remettre au service de Dieu, de la communauté chrétienne et de ses compatriotes.
Le télégramme exprime par ailleurs la préoccupation du Pape pour « toutes les victimes d'enlèvement a en Irak et précise que Benoît XVI prie pour que cet épouvantable fléau, ainsi que la terrible effusion de sang quotidienne, qui éloigne la perspective de réconciliation et de reconstruction, se terminent enfin. Benoît XVI encourage les membres de la communauté catholique à continuer à travailler avec tous les croyants d'autres religions et les personnes de bonne volonté en vue d'un avenir de coexistence harmonieuse et respectueuse pour la bien-aimée nation irakienne. Le père Saad Syrop Hanna rentrait chez lui après avoir célébré la messe dans l'église de la paroisse de St Jacob (Doura) lorsque son véhicule a été arrêté par trois hommes masqués et armés qui l'ont emmené de force dans leur propre véhicule. Une rançon importante aurait été demandée. C'est la première fois qu'un prêtre est enlevé en Irak. Indonésie L'exécution de trois catholiques, Fabianus Tibo, Marinus Riwa et Dominggus da Silva, condamnés à mort en Indonésie, a été suspendue à la suite de l'appel de Benoît XVI et des nombreuses protestations des leaders religieux du pays et de l'opinion publique contre un procès « injuste ».
Dans la province indonésienne de l'Est de Nusa Tenggara, des milliers de manifestants ont en effet demandé la réouverture de ce procès sur les présumées responsabilités des trois catholiques dans les affron¬tements interethniques dans l'archipel, en particulier à Poso, entre 1998 et 2001. Les affrontements avaient fait quelque 200 victimes musulmanes. Le 11 août dernier, la veille de la date fixée pour l'exécution de trois Indonésiens, la salle de presse du Saint-Siège a en effet rendu public un appel de Benoît XVI à la clémence, dans un télégramme que le cardinal secrétaire d'État Angelo Sodano a fait parvenir au président de la République in¬donésienne, M. Susilo Bambang Yudhoyono. Pour Mgr Novatus Rugambwa, conseiller de nonciature à Djakarta, interrogé par Radio Vatican, « le message du Saint-Père a encouragé chacun à faire davan¬tage de manifestations ». Une émission de télévision a soutenu leur cause, ainsi que différents articles de presse estimant qu'il serait mieux de ne pas faire exécuter cette sentence. Le cas lui-même plaide en faveur de la clémence. L'exécution de la condamnation à mort des trois prisonniers est injuste, expliquent les leaders religieux d'Indonésie, dans la mesure où la lumière n'a pas été faite sur la vérité et que les nouveaux témoignages juridiques apportés dans le procès de recours le 9 mai 2006, auquel a pris part l'équipe des 5 juges de la Haute Cour, n'ont pas été pris en considération. |

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Une telle prise de conscience nous ramène à l'essentiel : l'amour et le partage, le respect des autres et l'appréciation de notre propre bien-être dans un environnement fort différent. Nous avons tous la possibilité d'accomplir des gestes de bontés spontanées et gratuites. Alors pourquoi ne pas participer à la création d'un contexte sécurisant pour les enfants de ce monde? Denise Morin |
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